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Manuel Valls : l’islam « débarrassé du poison salafiste » est une « part de nos racines »

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Répondant à François Hollande qui estimait dans son livre que « l’islam est le problème », Manuel Valls affirme qu’il « n’est pas le problème » une fois qu’on l’aura « débarrassé de son poison salafiste » et qu’il ferait même « part de notre culture et de nos racines ». Un double mensonge au service de l’invasion.
 
Cela branle dans le manche au sommet de l’Etat puisque le premier ministre prend soin de démentir le président quelques jours après la tonitruante sortie de son livre. Non, décidément, pour Manuel Valls, « l’islam n’est pas le problème » malgré les « défis » qu’il lance à notre société. Et il a tenu à dire aux musulmans de France « du fond du cœur, et avec une part d’émotion, que la laïcité n’est pas dirigée contre eux (…) L’Etat que j’incarne est là à leurs côtés ». Personne n’en avait jamais douté.
 

Manuel Valls et le poison salafiste

 
C’est à Evry que le premier ministre a fait cette déclaration. Elle s’articulait autour de deux arguments classiques du lobby de l’immigration musulmane. D’abord, il faut combattre les « amalgames insupportables » entre « les pressions intégristes et la violence de l’islamisme radical » d’une part, et de l’autre les « millions de musulmans français, qui pratiquent leur culte dans le respect le plus absolu des valeurs de la République ». La chose apparaîtra clairement aux yeux des plus obtus des « populistes » une fois que, selon les vœux de Manuel Valls, on aura « débarrassé de son poison salafiste » l’islam de France. A partir de là la conclusion arrive toute seule : « L’islam de France, comme toutes les religions, a toute sa place en France ».
 

L’islam débarrassé de la rhétorique mensongère de l’immigration

 
C’est du pur verbalisme et c’est un mensonge. L’opposition entre « islamisme radical » et « islam modéré » est un pont aux ânes de la rhétorique immigrationniste : avec ou sans « poison salafiste », l’islam n’est pas une religion comme les autres, c’est, par le coran, une affaire de conquête, et par les hadith et la charia un système politique, militaire, juridique et social complet, incompatible avec la France, son histoire, sa république.
 
L’islam de France tel que le rêve Manuel Valls n’a rien à voir avec la réalité léguée par l’histoire, rien à voir avec les sentiments des musulmans de France (dont un cinquième avoue dans les sondages sa proximité avec les terroristes). Ce n’est que le reflet d’un projet, un groupe « musulman » de nom en formation, qui sera le produit de la soumission des apostats de l’islam à la vulgate de la maçonnerie mondiale.
 

L’islam, une part de nos racines ? Non, un ennemi de treize siècles

 
Le deuxième mensonge de Manuel Valls est encore plus grossier, il suffit d’ouvrir l’histoire de la France et de l’Europe pour le relever. La méthode est légitime, puisque le premier ministre a osé se justifier par l’histoire. Il a en effet déclaré : « C’est le fait de notre Histoire (…), de notre immigration qui a été et reste un chance pour notre pays ». Avant d’ajouter : « L’islam est une part indissociable de nous-mêmes, de notre culture et désormais de nos racines. »
 
Si le mot racine a un sens en histoire, il se réfère à des temps très anciens, à l’origine. Or, que disent nos origines, que dit l’histoire ancienne, médiévale, moderne et même contemporaine : tout le contraire de ce qu’assène sottement Manuel Valls. L’islam n’est pas seulement un corps étranger pour la France et l’Europe, c’est, historiquement, un ennemi constant, treize siècles durant.
 

Manuel Valls devrait lire l’histoire de l’Europe et de l’islam

 
Au septième siècle il s’abat sur l’Empire byzantin, les civilisations syrienne et grecque, les chrétientés d’Orient et du Maghreb, soumettant celles-là, détruisant celles-ci. Au huitième il envahit l’Espagne, qui mettra sept cents ans à s’en défaire. Puis c’est l’Asie mineure, Constantinople tombera en 1453, et l’invasion continuera, la Grèce, les Balkans. Les côtes italiennes et françaises resteront sous la menace des incursions barbaresques et turques jusqu’au dix-septième siècle, il suffit de lire L’Avare pour s’en souvenir. Vienne ne sera dégagée qu’en 1683 et la Crimée par Catherine II à la fin du dix-huitième siècle. La Grèce attendra les années 1830 et l’ensemble des Balkans le vingtième siècle (il n’en est pas entièrement débarrassé). Telle est la réalité de l’histoire. Sans doute, depuis la conquête de l’Algérie en 1830 et celle du Maroc à la fin du dix-neuvième siècle avons-nous eu des amis musulmans et des troupes musulmanes fidèles durant les deux guerres mondiales, en Indochine et en Algérie. Mais nous avons été jetés dehors du Maroc et d’Algérie, très douloureusement, dans le sang. L’islam en tant que tel, en tant que puissance politique est non seulement une chose insoluble dans la république, mais un ennemi caractérisé de la France. Maintenant, que l’histoire ne soit pas figée, qu’on puisse faire la paix avec tout ennemi, c’est un fait. Mais sous certaines conditions. Et se laisser envahir par lui en niant effrontément l’histoire ne me paraît pas la bonne méthode pour y arriver.
 

Pauline Mille