Le lycée Averroès de Lille enseigne-t-il l’islam radical ?

Lycée Averroès Islam Radical
 

A quelque chose malheur est bon : le terrible choc de l’attaque du Hamas contre Israël suivi de la contre-attaque sur Gaza attire l’attention du public et des autorités françaises sur les dangers de l’islam radical, pas seulement au Proche-Orient, mais en France. C’est ainsi que la commission consultative académique a rendu son rapport sur le lycée musulman sous contrat Averroès, à Lille. Selon des fuites, des manquements graves indiqueraient une nette tendance à la radicalisation, ce qui porterait le préfet du Nord, Georges-François Leclerc, à dénoncer le contrat qui lie l’Etat au Lycée Averroès de Lille.

 

Malgré le contrat, le lycée Averroès célèbre l’islam radical

L’enseignement privé sous contrat est soumis en principe à une surveillance stricte de l’Etat et au respect des « valeurs » et des règlements de la République. On peut d’ailleurs regretter que de nombreux établissements catholiques aillent au-delà des exigences légales, et, par une sorte de laïcisme militant, se plient complètement à l’idéologie dominante. Ce n’est pas le cas des écoles musulmanes en général, et il semblerait même, d’après le rapport commandé par le préfet du Nord, que le Lycée Averroès à Lille n’ait pas respecté le contrat qui le lie à l’Etat, ni la lettre ni l’esprit de la loi : on le sait par des fuites, qui n’ont pas valeur de preuve judiciaire, mais viennent de sources autorisées. Notre confrère Europe 1 a eu directement accès au rapport.

 

Des textes d’un imam de l’islam radical

Premier manquement, premier signe d’une situation grave : il a été fait obstruction à un contrôle d’inspection, comme si le Lycée Averroès avait des choses à cacher. Et il en a en effet. Le lycée propose à ses élèves des cours dits « d’éthique musulmane » qui promeuvent un islam radical. En seconde, les élèves de seconde étudient aussi des ouvrages de l’imam Iquioussen, expulsé en janvier pour « incitation à la haine et à la discrimination ». Plusieurs professeurs fondent pour leur part leur enseignement sur 40 hadiths de l’imam An Nawawi. Ce texte apprend notamment qu’il est « interdit à une femme malade de se faire ausculter par un homme », et « que, sauf nécessité, les femmes ne doivent pas se mêler aux hommes sur leur lieu de travail ». Il punit aussi de mort l’apostasie.

 

Les bizarres enseignements du lycée Averroès

Le personnel du Lycée Averroès n’est pas mal non plus. A commencer par l’adjoint au directeur, Makhlouf Mameche. C’est un partisan sans complexe de l’islam radical et de la taqiya. En 2016 il s’est déclaré « contre la laïcité et pour un Etat islamique global », conseillant à ses ouailles « de cultiver le culte du secret, de travailler secrètement ». Mais d’autres enseignants sont moins dissimulés. Par exemple Mohamed Karrat, auteur d’un prêche contre Israël « Etat fasciste, barbare et monstrueux », ou Sofiane Meziani, dont un article s’intitule sobrement : « En finir avec la démocratie française. »

 

De curieux prêts de la région de Lille au lycée

Le reste du rapport relève quelques broutilles. Par exemple, en classe, les garçons sont d’un côté, les filles de l’autre. En cours de musique, il n’y a pas de solfège, c’est interdit dans toute la rigueur de l’islam radical. L’inspecteur a aussi noté, dans l’inimitable jargon de l’Education Nationale « une relativité des faits scientifiques enseignés ». Et puis, côté finance, tout ne serait pas blanc bleu. On soupçonne le lycée Averroès de recevoir des dons déguisés en prêts qui ne seraient jamais remboursés. C’est ainsi que le Centre islamique de Villeneuve d’Ascq aurait passé l’an dernier par pertes et profits une créance de 245.000 euros sur le lycée – tout en lui consentant pour cette année un nouveau prêt de 75.000 euros.

 

P.M.