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Manuel Valls annonce la victoire du Front national

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A deux semaines du premier tour des élections départementales, Manuel Valls a estimé dimanche que le Front national était « aux portes du pouvoir », et ce dès 2017. Face aux difficultés qui sont les siennes, au désamour des Français pour son gouvernement, au peu d’impact de la pseudo-philosophie Charlie dont il a tenté de faire son principal agent électoral, le premier ministre n’a plus pour lui que les effets d’annonce, et le fantasme. Son discours s’en ressent qui ne parle plus, ou presque, que de la victoire de Marine Le Pen.
 
La presse se fait de plus en plus l’écho de cette obstination, qui voit Manuel Valls dénoncer dans le Front national son principal adversaire. Mais c’est même bien pire que cela : ce fantasme semble désormais lui tenir lieu de toute analyse politique. Et, qui plus est, il le revendique en déclarant la nécessité de la « stigmatisation du Front national », ce parti qui « n’apporte aucune solution ».
 

L’angoisse de Manuel Valls : la victoire du Front national

 
« Mon angoisse – puis-je vous parler de mon angoisse ? – de ma peur pour le pays ? (…) Je n’ai pas peur pour moi, j’ai peur pour mon pays, qu’il se fracasse sur le Front national. » Manuel Valls se veut théâtral ; il est simplement grandiloquent et ridicule. Qu’est devenu le ministre de l’Intérieur de Jean-Marc Ayrault ? Nous n’avons plus qu’une pâle copie de François Hollande…
 
Le premier ministre veut afficher sa volonté et sa détermination, défendre la République et l’Union européenne contre un adversaire… qui n’existe pas. Il n’y a pas plus démocrate qu’une Marine Le Pen, et il n’est pas sûr que son anti-européanisme affiché résisterait beaucoup plus à une victoire électorale que celle de Syriza en Grèce…
 
Mais, à défaut d’avoir quelque idée et de mener une politique, Manuel Valls se veut moralisateur. Il appelle à un « réveil des consciences ». Et bouscule les intellectuels qui n’ont pas compris son petit jeu. Ainsi dénonce-t-il un Michel Onfray qui avoue préférer une idée juste d’Alain de Benoist à une idée fausse de BHL. Ainsi donc ce pseudo-philosophe auto-proclamé aurait des idées…
 

Premier ministre et « crétin »

 
Quoi qu’il en soit, Michel Onfray n’a pas apprécié. Sur Europe 1 lundi matin, il a vertement répondu au premier ministre : « Je fais juste mon travail de philosophe en disant que je préfère une idée juste, et mon problème n’est pas de savoir si cette idée juste est de droite ou de gauche. (…) J’ai l’impression que Manuel Valls pense le contraire, c’est-à-dire qu’il préfère une idée fausse, pourvu qu’elle soit de gauche, à une idée juste si elle de droite. Et ça, ça s’appelle de l’idéologie, et un philosophe ne peut pas laisser passer une chose pareille. » Et Michel Onfray d’ajouter : « J’ai vérifié dans le dictionnaire, ça s’appelle un crétin. »
 
Que Manuel Valls soit un crétin n’est pas une remarque originale, puisqu’un nombre grandissant de Français est d’accord avec Michel Onfray sur ce point. Il est juste dommage pour la France que ce « crétin » soit premier ministre…
 
Mais ce qui est plus intéressant dans la remarque de Michel Onfray, c’est le parallèle qu’il établit entre l’idéologie et le crétinisme.
 
Un parallèle qui devrait rassurer Manuel Valls : il est loin, très loin d’être seul.