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Plus de mille djihadistes français, annonce Manuel Valls

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Le Premier ministre Manuel Valls lors de la présentation de la réforme constitutionnelle le 23 décembre 2015.


 
A l’issue du Conseil des ministres, ce mercredi, Manuel Valls annonce que « le seuil des mille individus ayant rejoint depuis la France les groupes djihadistes en Syrie ou en Irak vient d’être franchi ». L’affirmation officielle du premier ministre est claire : il y a désormais plus de mille Français très directement susceptibles de se battre aux côtés de l’Etat islamique, en Irak, en Syrie, ou en France, c’est-à-dire de commettre des attentats chez nous, puisqu’un quart d’entre eux, selon les chiffres de Manuel Valls, sont de retour en métropole.
 
Lors d’une conférence de presse à cette occasion, le premier ministre a précisé : « Environ 600 d’entre eux y sont toujours, et on estime à 148 le nombre d’individus ayant trouvé la mort. 250 sont revenus sur notre sol. »
 
Peut-on préciser que « 148 », ce n’est plus une estimation, mais une précision ?
 

Plus de mille djihadistes français

 
Mais c’est sans doute là la moindre des irritations que l’on ressent à écouter Manuel Valls. Qui continue : « Des individus radicalisés en provenance de nombreux continents rejoignent Daech, l’Etat islamique. Beaucoup d’entre eux viennent de nombreux pays d’Europe, pas seulement de France ou de Belgique. Il y a aussi de nombreux francophones et on sait que les combattants se regroupent souvent en fonction de leur langue, pour se former et préparer des actions terroristes sur notre sol. »
 
Il y a quelque chose de radicalement choquant à écouter un homme qui se prétend chef de gouvernement ratiociner jusqu’à l’écœurement ce que tout le monde sait. Ça ne sert donc à rien, un Conseil des ministres ? Sont-ils à ce point impuissants devant l’adversité qu’ils ne soient capables que de répéter que la menace est réelle ?
 
Apparemment ! Valls pérore : « Le devoir de vérité, c’est de répéter que la menace n’a jamais été aussi élevée. Le devoir de vérité, c’est de dire que nous devons faire face à une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le djihadisme, contre l’islamisme radical. »
 

Manuel Valls parle…

 
Et alors ! Que fait ce prétendu premier ministre pour contrer la menace ? Le devoir de vérité, c’est de dire qu’il parle beaucoup, mais que les Français attendent qu’il n’y ait plus de menace terroriste.
 
Mais non ! Tant que les politiques refuseront de regarder la vérité en face, et d’appeler un chat un chat, et un islamiste, comme son nom l’indique, un homme qui se revendique de l’islam, les Français continueront de subir la loi de gens qui se contrefichent de ce que représente (réellement) la France.
 
Sur un point, effectivement, Manuel Valls a raison : il est beaucoup plus facile de parler…
 

François le Luc