La Photo : Miss Terre : une candidate au secours de Gaïa

Miss Terre Candidate Gaïa
 

Les concours de beauté, à travers candidates et reines élues, sont une affaire politique. On a vu ces derniers temps l’islam d’un côté, les féministes de l’autre, militer contre le bikini, tandis que partout, en Afrique du Sud, dans les pays arabes et musulmans ou en Israël, les miss étaient utilisées en vue de promouvoir un monde « ouvert » et « uni ». Depuis 2001, aux miss nationales et aux trois concours internationaux (Miss Monde, Miss International et Miss Univers), s’est ajouté le concours Miss Terre, le plus « responsable » et le plus ouvertement politique, dont l’objet est de sensibiliser le public à la protection de Gaïa, la terre mère.

 

Miss Philippines à l’ONU pour sauver Gaïa

Miss Terre, une fois élue, arbore de beaux bijoux et voyage en première classe, mais s’occupe d’abord de la promotion des plantations d’arbres, de nettoyage du littoral, de spectacles de mode écologique, etc… Et le travail commence dès que la candidate entend se placer pour la victoire. C’est ainsi qu’Yllana Aduana, miss Philippines et candidate à l’édition 2023 qui se tiendra au Vietnam, s’est déplacée à New York afin d’y parler environnement aux délégués de 140 pays réunis à la conférence globale de l’ONU, après avoir été introduite par Kaveh Guillapour, Vice-président des stratégies internationales au centre de recherche des solutions en matière de climat et d’énergies.

 

La candidate parle de la Terre pour être élue

Elle a été brève : « Avant d’être une reine de beauté, je suis aussi une scientifique et je me fait l’avocat de la Terre. Je parcours les Philippines pour parler des 17 objectifs du développement durable et de leur interconnexion à la nature. La plupart des étudiants aux Philippines n’en ont aucune idée. C’est une vérité qui n’est pas perçue. » Voilà un glissement caractéristique de l’autorité : pour faire avancer la cause de Gaïa à travers la peur du réchauffement, l’ONU utilise une Miss. Cette Miss utilise l’ONU et Gaïa pour faire avancer sa candidature à Miss Terre. Mais quand même, le physique ne lui suffit pas pour impressionner son monde, alors, elle se proclame « scientifique » – ce qu’elle est d’ailleurs dans une certaine mesure, puisqu’elle travaille dans un laboratoire médical. On notera d’ailleurs sans jalousie qu’elle n’est pas terrible : le maquillage et la pose font tout. Et les « bonnes » opinions.

 

Pauline Mille