Dans une nouvelle publication sur son blog, Mgr Rob Mutsaerts revient sur l’impossibilité pour les protestants de communier dans une église catholique. Il relève qu’il s’agit d’un « malentendu », puisque « la question n’est pas de savoir qui est autorisé à communier, mais ce qui se trouve sur la table ». En effet, si les protestants voient dans la communion un symbole du sacrifice du Christ, la foi catholique affirme que le Christ est réellement présent dans l’hostie consacrée, dans le même sacrifice de la Croix.
Mgr Mutsaerts rappelle par ailleurs que les catholiques croyaient à la présence réelle du Christ dans le pain et le vin consacrés dès l’institution de l’Eucharistie par le Christ lui-même : « Le vocabulaire théologique s’est développé ; la foi qu’il exprime était bien plus ancienne. »
Soulignant que « l’hospitalité ne saurait consister à nier l’existence de différences existentielles », Mgr Mutsaerts note : « La solution à la division entre catholiques et protestants ne consiste donc pas à s’inviter mutuellement partout et à balayer d’un revers de main les différends. Ce n’est pas de l’œcuménisme, mais une indifférence théologique déguisée en geste amical. La véritable unité ne naît pas de la mise entre parenthèses de la vérité, mais de sa recherche commune. L’Eglise catholique (…) prend le Christ tellement au sérieux qu’elle ne peut prétendre que sa présence réelle, son sacrifice et son Eglise soient secondaires. »
Et il conclut : « En fin de compte, une seule question se pose : qu’y a-t-il sur l’autel. Est-ce le pain qui représente le Christ ? Ou est-ce le Christ lui-même sous la forme du pain ? Si la première hypothèse est vraie, on peut tout à fait discuter d’une communion ouverte. Mais si c’est la seconde, tout change. On ne parle alors plus d’hospitalité, mais d’adoration. Et dans ce cas, le tabernacle n’est pas une boîte à pain. Et l’hostie consacrée n’est certainement pas de la nourriture pour les oiseaux. »











