La Phrase : « L’Eglise n’a pas besoin de renier son passé pour assurer son avenir »

Eglise besoin renier passé
 

C’est ce qu’a affirmé Mgr Rob Mutsaerts en réponse aux propos du cardinal Roche contre la messe traditionnelle. Rappelant la diversité liturgique de l’Eglise catholique, « expression de sa richesse », Mgr Mutsaerts demande : « Pourquoi presque toutes les anciennes traditions liturgiques catholiques sont-elles considérées comme un trésor, à l’exception de l’ancienne liturgie romaine ? »

Soulignant que « quiconque nie fondamentalement la validité de la nouvelle messe, rejette l’autorité papale ou affirme que l’Eglise catholique n’est plus l’Eglise catholique après Vatican II, adopte une position problématique », Mgr Mutsaerts fait cette analyse :

« La pratique liturgique d’après-guerre a connu un glissement de la transcendance de Dieu vers la communauté comme centre. Lorsque l’Eucharistie s’apparente de plus en plus à un repas communautaire, à une célébration des liens humains ou à une occasion de créativité pastorale, la dimension sacrificielle risque de s’estomper. C’est précisément face à cela que la liturgie traditionnelle, avec son attention constante portée à Dieu, forme un contrepoids visible. Et c’est peut-être là que réside une partie du malaise : la messe traditionnelle continue de proclamer une tradition ancienne facilement oubliée de nos jours. »

Mgr Mutsaerts souligne encore que l’unité de l’Eglise, invoquée à grands cris par le cardinal Roche, et qui « fait partie intégrante de son essence », ne doit pas se confondre avec « l’uniformité dans l’expression rituelle ». Et d’ajouter qu’« une Eglise mère ne devrait pas traiter ses enfants comme des étrangers parce qu’ils aiment prier dans la langue de leurs grands-parents », le « maintien du latin » et la « préséance du chant grégorien » étant par ailleurs demandés par Vatican II.