La National Trust britannique embrasse le wokisme en intégrant les nouvelles cultures

National Trust britannique wokisme
 

Le Royaume-Uni est encore plus avancé que la France en matière de wokisme culturel. On apprend que le National Trust – association vouée à la sauvegarde du patrimoine et de la nature en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, censée protéger les lieux d’intérêt historique ou les grands sites naturels –, vient de mettre à jour ses statuts pour donner la priorité, tenez-vous bien, à l’intégration des traditions de différentes cultures. Sans être une association publique, puisqu’elle est financée essentiellement par les cotisations de ses membres, elle perçoit aussi de manière non systématique, des subventions de la part de ministères ou d’autorités locales.

L’histoire cède ainisla place à des récits divers pour « harnacher » (comme on le dit si volontiers en novlangue) « les idées d’un million d’esprits ». L’association se veut « Vivante. Ouverte ».

Dans une vidéo destinée à l’usage interne des employés du National Trust, on trouve des images de paysages ou de demeures historiques décorés pour accueillir des festivals hindous et, parmi les édifices remarquables à protéger, des tours de HLM de l’Est londonien. Une autre image montre, l’espace de quelques instants, une manifestation contre le réchauffement climatique où une femme brandit une pancarte où figurent les mots : « Capitalism kills », le capitalisme tue.

 

Le National Trust a pour ambition de ne plus être national

On est très loin de l’ancienne mission au service de laquelle cotisaient les membres, qui doivent s’étrangler d’indignation en voyant ce qu’ils subventionnent désormais. Naguère, le National Trust affirmait prendre soin du littoral, des sites historiques, des paysages si caractéristiques des îles britanniques et des espaces verts, avec l’objectif de permettre à chacun d’en bénéficier. Aujourd’hui, il veut insuffler « une nouvelle vie » aux lieux anciens. On n’y parle plus de la beauté de la nature ou de l’architecture historique du Royaume-Uni et du patrimoine extraordinaire de ses villes et villages. Désormais, l’organisation affirme pompeusement : « Nous représentons collectivement une cause qui nous dépasse… il s’agit de prendre soin de la nature et de la culture partout. »

Tout cela s’inscrit parmi les initiatives entreprises chez nos voisins anglo-saxons contre « l’exclusion » des minorités. En septembre dernier, un nouveau rapport britannique qualifiait ainsi la campagne anglaise de « raciste », non parce que les « racisés » y courraient quelque danger en raison de leur couleur de peau, mais parce que c’est une zone qui est le plus souvent fréquentée par des « de souche ». Leur manière de faire représenterait pour les communautés venues d’ailleurs un véritable « fardeau psychologique ». « La navigation dans des espaces à prédominance blanche » présenterait suffisamment de désagréments pour décourager les Muhammad, Yusuf et autres Layla (tous prénoms figurant parmi les 100 les plus donnés en Angleterre et au Pays de Galles en 2024).

 

Au nom du wokisme, les nouvelles cultures peuvent mettre l’ancienne au second plan

La directrice générale du National Trust, Hilary McGrady, déclarait quant à elle en janvier : « Ils ne savent pas nécessairement ce qu’ils doivent porter, comment ils doivent se comporter… C’est quoi, un “code de la campagne” ? Ils n’en ont jamais entendu parler. Voilà des tas de raisons différentes pour lesquelles ils ne sont pas toujours en confiance. »

Le Code de la Campagne existe bel et bien pour les différentes régions des îles britanniques. Il explique par exemple les possibilités d’accès aux différents types de chemins ; il encourage à dire bonjour et être « gentil », indique qu’il ne faut pas bloquer les barrières d’accès ou jeter ses détritus dans la nature… Même si ces recommandations sont typiquement celles d’un Etat-nounou, les supposer exotiques aux yeux des populations immigrées n’est pas spécialement aimable !

 

Jeanne Smits