Le président de la République avait soigneusement mis en scène son bureau de l’Elysée pour l’allocution solennelle qu’il a prononcée à propos de la guerre en Iran. Résider sur la terre, le livre de Panorama qui s’y trouvait posé, correspond à l’image qu’en donnent les médias internationaux : Pablo Neruda, poète chilien prix Nobel de la Paix, soutien du démocrate Allende et critique envers les Américains. C’est l’image qu’a dû lui en donner son épouse Brigitte : l’homme était très à la mode dans la gauche française professorale il y a quarante ans. Or, elle aurait dû mieux lire sa biographie. Pro-communiste pendant la guerre d’Espagne, grand admirateur de Staline, de Lénine et de la Mao, il reçut le prix Staline de la paix et refusa de critiquer l’URSS pour son traitement de dissidents. En plus, il fut mis en cause gravement dans une affaire de viol et les féministes chiliennes obtinrent que l’aéroport de Santiago ne soit pas baptisé de son nom.











