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Les normes nutritionnelles aux États-Unis ne seraient basées sur aucune étude scientifique : entre totalitarisme et gros sous…

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Des chercheurs de l’Université d’Alabama-Birmingham viennent de publier un article à la conclusion fracassante : les recommandations gouvernementales américaines en matière de normes nutritionnelles n’auraient aucun fondement scientifique – un pavé dans la mare du « bien manger » autoritaire… Sont ici visées les dernières conclusions du Comité consultatif du guide alimentaire pour les Américains (DGAC) : les données qui constituent sa base de travail seraient un ramassis de témoignages et d’enquêtes sans valeur probante. La nouvelle « culture santé » étatique qui se met en place, façon totalitarisme, aux États-Unis – mais aussi en Europe – en prend pour son grade.
 

Des taxes sur les « donuts » aux États-Unis ?!

 
Depuis plus de deux décennies, la DGAC rend un rapport tous les cinq ans, donnant les grandes orientations diététiques recommandées par le gouvernement. La première cible se trouvant être les obèses, dans ce pays où la moyenne de prévalence est estimée, chez les adultes, à 35,7%… Messages de culpabilisation, taxes sur les aliments, le Comité n’y va pas de main morte dans ses idées potentielles de pression. Mais l’article d’Edward Archer et de ses collègues dévoile surtout qu’il s’appuie uniquement sur des témoignages isolés qui ne peuvent servir de base de travail fiable, probante et surtout scientifique. Cette supercherie conduit à « une confusion intellectuelle grave » sur ce qui constitue un régime alimentaire sain.
 

Des normes nutritionnelles définies sans vraies études

 
Dans un précédent travail, ils avaient évalué que 60 à 80 % des données alimentaires de la NHANES (le programme de surveillance nutritionnel aux États-Unis) sur lesquelles s’appuie le Comité, sont physiologiquement invraisemblables : les gens ne pourraient tout simplement pas survivre avec la quantité ingérée d’aliments et boissons qui y est décrite…
 
Ce sont, de fait, des données « pseudo-quantitatives ». Les chercheurs se basent sur la mémoire des participants : ce dont ils se souviennent avoir mangé, hier, la semaine dernière et même les dix dernières années. Mais qui peut se rappeler avec précision la quantité et le type exacts de ses repas ? Qui peut donner le chiffre absolu de ses litres de sodas ? Peut-on se baser sur de telles hypothèses ?
 
« Les données générées par des enquêtes nutritionnelles et des questionnaires épidémiologiques ne sont pas indépendamment observables, quantifiables, mesurables ». Le faux du vrai est impossible à démêler.
 
De plus, ce rapport sur l’état nutritionnel américain entre en opposition avec d’autres conclusions médicales comme celles des CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies). Alors que la DGAC prétend que les Américains sont en sous-consommation de vitamines A, D, E et de minéraux, les CDC affirment que 80% de la population des États-Unis ne présente aucun risque de carences en la matière et même qu’il en est d’autres, bien plus réelles, dont la DGAC ne parle pas  En bref : on nous détourne des vrais problèmes.
 

Totalitarisme du « bien » manger

 
Qu’on comprenne bien, le but n’est pas de rejeter les « huit fruits et légumes par jour » (non plus cinq), mais bien de savoir pourquoi la DGAC choisit ses données et surtout les impose.
 
Edward Archer parle de confluence d’intérêts, d’inertie institutionnelle et d’incompétence scientifique. Ce qu’il faut savoir, c’est que le gouvernement fédéral a massivement augmenté, au cours des dernières décennies, ses dépenses en matière de recherches sur la nutrition et l’obésité – plus de 2 milliards de dollars aujourd’hui. Et que ceux qui perçoivent la manne financière sont ceux-là même qui produisent les études…
 
Comme le domaine du climat, l’ensemble du domaine de l’obésité et de la nutrition est ainsi contrôlé par des chercheurs financés par le gouvernement, qui n’auront de cesse, pour sauvegarder leurs intérêts, de dénoncer tout témoignage contradictoire ou dissident. L’auteur de l’article parle de lyssenkisme…
 
Quant au but final, il sera d’imposer à terme UN régime défini qui souscrit à l’écologie et au « bien-être » humain public. Des Américains, le rapport fustige, de fait, beaucoup de leur héritage nutritionnel civilisationnel, en particulier la viande, les œufs, le lait, le sucre… des aliments de base de toujours (reinformation.tv en a déjà parlé). Mais ils doivent changer. L’entreprise reste, dans sa forme, totalitaire : l’État devient seul responsable de votre assiette.
 

Clémentine Jallais