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Nouvelles noyades de migrants au large de Lampedusa

Noyades migrants Lampedusa
 
Quelque 200 migrants ont disparu en mer ces derniers jours dans le naufrage de deux bateaux au large de la Libye et de Lampedusa, selon le récit de neuf survivants secourus par les garde-côtes italiens. Ces nouvelles noyades, qui s’ajoutent à une liste déjà fort longue, pose la question de la gestion de cette immigration maritime par les autorités européennes.
 
« Ils sont neuf, sains et saufs après quatre jours en mer. Les 203 autres ont été engloutis par les flots », a déclaré Carlotta Sami, porte-parole en Italie du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés, à l’arrivée des survivants, mercredi matin, sur l’île italienne de Lampedusa.
 

Toujours de nouvelles noyades de migrants

 
Ces neuf survivants parlent français, et sont probablement originaires d’Afrique de l’Ouest. Selon les premiers éléments recueillis par l’Organisation internationale pour les migrations, ils seraient partis samedi d’une plage libyenne, à bord de deux bateaux pneumatiques, chargés chacun de plus de cent personnes, qui ont chaviré dans les heures ou les jours suivants, probablement lundi, estiment-ils.
 
Un épisode parmi tant d’autres ces dernières années, ces derniers mois… ces derniers jours. Car les gardes-côtes italiens avaient déjà secouru dimanche, dans des conditions tout aussi terribles, un autre bateau parti des cotes libyennes avec une centaine de migrants à son bord. Sept d’entre eux étaient morts de froid à l’arrivée des secours, et 22 autres ont succombé par la suite…
 

De Lampedusa à Triton : une longue inefficacité

 
Mais que fait donc Triton ? Non, pas le dieu grec, mais l’organisation européenne, gérée par l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex, qui, à coups répétés de millions d’euros, est censée surveiller ce qui se passe à nos frontières.
 
Triton, justement, surveille. Comme le soulignait le commissaire européen aux Affaires intérieures de l’époque, Cécilia Malmström, cette opération n’est en rien humanitaire. « Triton ne doit pas empêcher les Etats-membres de remplir leurs obligations dans la surveillance de leurs frontières extérieures et la recherche et le sauvetage des personnes en danger », ajoutait-elle.
 
Autrement dit, l’action de l’Union européenne est, encore une fois, mais c’est plus que jamais l’occasion de le dire, un coup d’épée dans l’eau…