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Au sommet de l’ONU sur le développement durable, l’ordre du jour est au socialisme mondialiste

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Qui a vraiment relevé le nouveau programme de l’ONU, divulgué vendredi, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable à New York ?… Baptisé « Agenda 2030 », il a suscité l’engouement de tous et à ce titre, déjà, mérite attention, tant les 193 gouvernements membres de l’organisation ont de façons différentes de penser la valeur humaine…et le monde qui nous entoure. TOUS, des communistes aux islamistes, des démocrates aux conservateurs, ont promis d’aider à imposer ces nouveaux objectifs onusiens. Et, c’est ce qui inquiète le plus, personne ne pourra échapper à ce que l’éminent internationaliste et mondialiste patenté, Javier Solana, a sinistrement appelé le prochain « Grand Bond en avant »… en réalité le socialisme adapté à l’échelle mondiale.
 

Le programme de l’ONU : une recette pour le socialisme mondialiste

 
Le document de l’ONU, officiellement intitulé « Transformer notre monde : l’Agenda 2030 pour le développement durable », a été adopté vendredi, au début du Sommet de trois jours de l’ONU. Ses « 17 objectifs de développement durable » et les 169 cibles qu’il s’est définies sont essentiellement une recette pour le socialisme et la gouvernance globale. Socialisme local, national, mais aussi international : il faut, par exemple, combattre les inégalités dans les pays, certes, mais aussi – et surtout ? – entre les pays.
 
A quel niveau « l’harmonie » se situera-telle ? C’est une autre question… En tout état de cause, les richesses doivent être partagées.
 
« Le nouvel ordre du jour est une promesse faite par les dirigeants à tous les peuples du monde entier. C’est une vision universelle, intégrée et évolutive pour un monde meilleur » a déclaré le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon.
 

Première cible du « modèle de réussite » : les enfants

 
Une langue de bois à son plus haut niveau, un pathos à n’en plus finir… « C’est un programme pour une prospérité partagée, pour une paix et un partenariat [qui] exprime l’urgence de l’action climatique [et] s’enracine dans l’égalité des sexes et le respect des droits de tous. Surtout, il promet de ne laisser personne derrière. »
 
« Nous avons besoins que tout le monde agisse, et partout. (…) Nous devons inclure les parlements et les gouvernements locaux, travailler avec les villes et les zones rurales. Nous devons rallier les hommes d’affaires et les entrepreneurs. Nous devons impliquer la société civile dans la définition et la mise en œuvre des politiques. Nous devons écouter les scientifiques et les universitaires. Nous devons couvrir une révolution de données. Plus important encore, nous devons nous mettre au travail – maintenant ».
 
Évidemment, les enfants sont les premières cibles. Parce que tous les adultes ne sont pas faciles à persuader, il faut les prendre au berceau et les façonner, les formater, pour qu’ils pensent juste d’eux-mêmes… Le document les appelle précisément « les agents de changement » : « d’ici 2030, continue le document européen, veiller à ce que tous ceux qui apprennent acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable, y compris, entre autres, grâce à l’éducation pour le développement durable et les modes de vie durables, les droits humains, l’égalité des sexes, la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence, la citoyenneté mondiale et l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable ».
 

« A brave new world » (Robert Mugabe)

 
Un « brave new world » ! Ils en avaient tous la larme à l’œil, de Kim Jong-un, à Raul Castro… « Ce programme promet un paradis [sic], un nouveau monde que nous avons à construire consciemment, (…) qui appelle à la création d’un nouveau citoyen du monde » a déclaré le très marxisant dictateur du Zimbabwe, aux mains encore rouges de sang, Robert Mugabe.
 
La Chine communiste, elle-même, a promis de dépenser 2,7 milliards de dollars dans un « Fonds pour l’aide et la coopération Sud-Sud » pour aider à « l’éducation » et à la « santé » dans les pays qui luttent contre le réchauffement climatique… Xi Jinping portera ce total à 12 milliards sur les quinze prochaines années – c’est-à-dire d’ici 2030, date butoir pour l’ONU. Jamais son engagement politique n’a été si fort en la matière.
 
Quant aux méga-entreprises qui dominent le monde informatique, alias Google, Bing de Microsoft, et Yahoo, elles soutiennent à 200% le projet. Cela nuira-t-il à l’impartialité supposée de leurs résultats de recherche ? On peut toujours le craindre. Les gros médias, aussi, orchestrent une campagne de propagande massive en sa faveur.
 
L’administration Obama n’a pas manqué de déclarer que le plan de l’ONU était «  l’un des investissements les plus intelligents que nous pouvons faire dans notre propre avenir ». Même le pape François a parlé d’« un signe important de l’espoir » !
 

Sous le développement durable, la « résurgence terrifiante d’un esprit colonialiste »

 
Notons néanmoins que toute la hiérarchie catholique n’est pas aussi enthousiaste et parle plus vrai. Dans leur « Déclaration commune » avant le sommet des Nations Unies, les évêques d’Afrique et de Madagascar ont supplié « de mettre fin aux campagnes sales qui favorisent une civilisation de la mort sur notre continent », fustigeant la « résurgence terrifiante d’un esprit colonialiste sous le couvert des noms attrayants de la liberté, l’égalité, les droits, l’autonomie, la démocratisation et développement »

Voilà la réalité.
 
Par « développement durable », il faut entendre contrôle de la population, planification centrale, gouvernance mondiale, et plus encore… Et si plus d’un gouvernement et d’un dictateur présent ont annoncé qu’ils « aligneraient leurs plans nationaux de développement avec le programme de développement durable », ce n’est certes pas pour souscrire à un programme onusien improbable, mais bien pour s’assurer une manne occidentale supplémentaire, tout en continuant à maltraiter comme avant leurs populations.
 

Clémentine Jallais