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Scandale : selon Oxfam, huit hommes possèderaient davantage que la moitié de l’humanité !

Oxfam huit hommes possèdent davantage moitié humanité

Warren Buffett et Bill Gates


 
Mark Goldring, directeur exécutif d’Oxfam Grande-Bretagne – membre du réseau d’ONG de lutte contre « les injustices qui provoquent la pauvreté » – vient de publier une tribune dans le Guardian de Londres où il dénonce le fait que huit hommes possèdent aujourd’hui une plus grande part de la richesse mondiale que les 3,6 milliards d’êtres humains les plus pauvres. Il n’y a pas si longtemps, le club des très, très riches était estimé par Oxfam à 36 membres. Des calculs plus exacts laissent entrevoir qu’il ne tiendrait pas dans un bus mais dans une voiturette de golf, assure Goldring, qui dénonce l’hypocrisie d’un système où les plus grands « philanthropes » s’enrichissent à millions même en dormant.
 
Cela a quelque chose de très satisfaisant de voir ainsi malmener la réputation d’un Bill Gates ou d’un Warren Buffett, même si ce n’est pas exactement pour les raisons avancées par Mark Goldring. Ces super-riches à la conscience écologique fortement développée et qui prêchent partout à coups de forts polluants voyages mondiaux, investissent de belles parts de leur fortune au profit du contrôle de la population mondiale, qui par la promotion de la contraception, qui par celle de l’avortement « légal et sûr ».
 

Oxfam contre les inégalités : le mythe des huit hommes contre la moitié de l’humanité

 
Les dirigeants d’Oxfam leur en veulent d’être tous des hommes, mais les admirent pour leur dénonciation – mais oui ! – des inégalités dans le monde. « Ces huit hommes ne sont pas en eux-mêmes la cause de la pauvreté où tant d’êtres humains se trouvent toujours », s’empresse d’écrire Goldring. mais il voit bien en eux « les représentants les plus puissants et les bénéficiaires d’un système économique où la richesse produit davantage de richesses ; où la richesse signifie puissance et influence, qui à leur tour aboutissent à des lois et des pratiques qui aident les riches à s’enrichir encore ».
 
Il faut accuser le système non les hommes, insiste Goldring. Un système qui récompense les mauvais comportements plutôt que le comportement vertueux : que ce soit à travers l’évasion fiscale ou par les choix de pays qui veulent se rendre plus attrayants, ce sont 100 milliards de dollars qui sont perdus tous les ans, dit-il, autant d’argent qui pourrait servir à apporter aux pays pauvres médicaments, eau propre et éducation.
 
La rhétorique est connue : quand Goldring accuse les riches de devenir de plus en plus riches, en soulignant combien les pauvres mêmes dans les pays développés se battent pour avoir le minimum, il n’a sans doute pas tout à fait tort. Mais sa réponse, sans surprise, passe par les solutions mondialistes. Il regarde vers Davos qui planche cette année sur le « leadership responsable » et vers l’ONU, et ses Objectifs du développement durable.
 

Huit hommes possèdent davantage que 3,5 milliards d’hommes, vraiment ?

 
Comme quoi la pauvreté et l’insatisfaction qui l’accompagnent peuvent être des ressorts intéressants du changement, et de la Révolution – cela ne date pas d’hier.
 
Cependant, il ne faut pas oublier que dans cette rhétorique il y a justement une bonne part de rhétorique. Le Telegraphde Londres publie un éditorial de Kate Andrews qui conteste sérieusement le mode de calcul d’Oxfam. Plutôt que de s’inquiéter des inégalités, dit-elle, il s’agirait de s’inquiéter du sort des plus pauvres, faute de quoi on s’engagera dans une « course vers le fond » pour tous.
 
Tout à sa dénonciation socialiste du système, insiste la journaliste, Oxfam commet toujours les mêmes erreurs statistiques : « En ayant recours aux données du Credit Suisse, leur méthodologie – qui ajoute les actifs et retranche les dettes pour aboutir à des chiffres de “richesse nette” – suppose que parmi les plus “pauvres” au monde se trouvent ceux qui sont le plus fortement endettés. Ainsi, selon Oxfam, un récent diplômé d’Oxford endetté à 50.000 livres sera classé comme étant davantage dans la gêne, plus pauvre, qu’un fermier chinois rural qui n’a aucune richesse, mais qui n’est pas non plus endetté. »
 

Inégalités et pauvreté : le lien n’est pas établi

 
C’est par le biais de tels calculs qu’Oxfam arrive à sa statistique faramineuse : « En mettant les habitants des pays riches avec un fort potentiel de gains futurs au même niveau que ceux vivant dans la pauvreté absolue », dénonce Kate Andrews.
 
La pauvreté absolue est au contraire à la baisse dans le monde, puisqu’elle est passée de 37 % de la population mondiale à la fin de la Guerre froide à 9,6 % aujourd’hui, même si certains gagnent aujourd’hui nettement plus que jadis et que les inégalités se sont donc accrues.
 
En d’autres termes, ce n’est pas l’inégalité qui est à la racine de la pauvreté. Pas plus que l’épuisement des ressources si cher aux très riches écologistes en vue : dans notre monde plus en plus peuplé, il y a de moins en moins de misère.
 

Anne Dolhein