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Le pape François dénonce l’inaction des « grandes puissances » face au nazisme et au communisme

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Lors d’une rencontre avec des milliers de jeunes à Turin dimanche soir, le pape François a dénoncé l’inaction des « grandes puissances » en face des idéologies destructrices du XXe siècle, citant le nazisme, le communisme et les massacres perpétrés en Arménie.
 
Il a notamment dénoncé leur attitude pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que des juifs, des homosexuels et des Roms étaient déportés. Alors qu’il abordait le sujet du nazisme, le pape a accusé les « grandes puissances » d’avoir eu « des photos des lignes de chemin de fer qui menaient aux camps » où étaient déportés les juifs, les homosexuels et les Roms. « Dites-moi pourquoi elles n’ont pas bombardé (ces lignes de chemins de fer) ? » a ainsi interrogé le pape François. Une belle revanche sur l’accusation systématique prononcée injustement contre le pape Pie XII par ces « grandes puissances »…
 

Les « grandes puissances » sont coupables d’inaction face au nazisme et au communisme

 
Le pape est revenu sur l’ensemble du XXe siècle, évoquant notamment « la grande tragédie » des massacres des Arméniens. « Tant de personnes sont mortes. Je ne connais pas les chiffres exacts, plus d’un million certainement. Mais où étaient les grandes puissances à l’époque ? Elles regardaient ailleurs », a-t-il regretté.
 
Le pape François a également dénoncé les massacres perpétrés par le communiste Staline, pendant lesquels « tant de chrétiens ont été tués ». Il a insisté en se rappelant combien de chrétiens avaient souffert en Russie, dans les goulags érigés par le communisme.
 

Le pape François accuse les « grandes puissances » de parler de paix en vendant des armes

 
Il a accusé les grandes puissances d’avoir « divisé l’Europe comme un gâteau » dans les années 1930 et 1940, les accusant de n’avoir agi que pour l’argent jusqu’à aujourd’hui.
 
Le pape s’est ensuite adressé aux jeunes, en leur affirmant qu’il comprenait la défiance et le découragement qu’ils pouvaient ressentir à l’égard du monde contemporain, où se poursuit « une guerre mondiale par morceaux », et dans lequel les puissants « ont l’hypocrisie de parler de paix tout en vendant des armes ».
 

Béatrice Romée