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Le scientifique David South met au défi les réchauffistes de parier sur leurs prévisions alarmistes de feux de forêts

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Le débat – ou plutôt le pugilat – sur le supposé réchauffement du climat recèle quelques épisodes humoristiques. Ainsi le professeur David South, professeur émérite de foresterie à l’Université d’Auburn (Alabama), vient-il de proposer un pari aux dirigeants de l’Agence de américaine protection de l’environnement (EPA) sur le lien qu’ils établissent entre changement climatique et feux de forêts. Si leurs prévisions d’incendies des réchauffistes pour les années 2017-2020 se révélaient toutes fausses, le professeur South gagnerait 1.000 dollars. Mais si sur une seule de ces quatre années leur prévision s’avère ou si elle est dépassée dans les faits, il promet de leur verser 1.000 dollars. A ce jour aucun chercheur ou dirigeant de l’EPA, tout particulièrement son directeur de la stratégie Allison Crimmins, n’a relevé le défi. Aucun ne veut risquer d’argent sur ces prévisions alarmistes.
 

Les réchauffistes lient la hausse du niveau de CO2 (1 % des gaz à effet de serre) aux feux de forêts

 
En 2014, le professeur South, auditionné par le Sénat américain, avait ridiculisé ceux qui établissaient un lien de causalité entre les émissions humaines de CO2 et les feux de forêts. De même, il est très dubitatif face aux théories des climato-alarmistes sur un réchauffement d’origine humaine. Lors de cette audition parlementaire, South avait proposé un autre pari à 1.000 dollars aux sénateurs au sujet de la hausse, prédite par les théoriciens réchauffistes, du niveau de la mer à Charleston de 7 mm par an à l’horizon 2024. En vain.
 
« Même si je ne prétends pas savoir ce que l’avenir va nous apporter, j’ai vraiment envie de savoir quel crédit accordent (d’autres scientifiques) à leurs propres prédictions et modèles informatiques », explique David South. Ce dernier vise particulièrement un rapport de l’EPA intitulé « Climate change in the United States : Benefits of global action », dans lequel l’agence prévoit une aggravation des feux de forêts faute d’action « climatique » volontariste. Selon ce texte, paru en 2015, sans réduction des émissions de gaz à effet de serre – au passage, le CO2 ne constitue qu’un pour cent de l’ensemble de ces gaz présents dans l’atmosphère –, le « changement climatique » devrait « accroître de façon considérable les surfaces brûlées par les feux de forêts » aux Etats-Unis, graphiques statistiques prédictifs à l’appui jusqu’en… 2100.
 

David South rappelle à Crimmins (EPA) que si 2017 devait voir brûler 6,7 millions d’hectares, 1930 en a vu brûler… 21 millions

 
Sur les seules années 2017-2020, l’EPA prédit une surface ravagée par les feux de 6.700.000 hectares, chiffre bondissant à 13.600.000 hectares en 2020. David South, pour montrer la pertinence de son pari, rappelle qu’en 1930, 21.000.000 d’hectares avaient brûlé aux Etats-Unis. Joint à l’EPA par la rédaction du site Thenewamerican, Allison Crimmins a déclaré qu’il n’était pas autorisé à parler aux journalistes et qu’il ne pouvait rien dire à propos de ce pari à 1.000 dollars lancé par David South.
 
Cela dit, David South a tenu à manifester son respect scientifique pour le nouveau directeur de l’EPA, Scott Pruitt. Dans une lettre qu’il lui a adressée en juin, il lui assure être de la même opinion que lui dans le débat sur le réchauffement global d’origine humaine – l’AGW (anthropogenic global warming) selon l’acronyme anglais. Pruitt avait déclaré lors d’un entretien télévisé qu’il ne pensait pas que l’activité humaine soit un contributeur de premier rang au changement climatique, opinion qui est celle d’une majorité d’Américains selon les sondages, et ce malgré la pression de la pensée dominante.
 

Les réchauffistes ne relèvent pas le défi sur leurs prévisions de feux de forêts

 
Les tenants du réchauffement climatique d’origine humaine (comme ceux du refroidissement…) ont systématiquement émis, depuis des décennies, des prévisions loufoques qui se sont révélées méthodiquement fausses. Les affirmations sur l’augmentation des feux de forêts en font partie. Le président Barack Obama avait clamé en 2012 que si des gens peuvent refuser « les conclusions accablantes de la science », en revanche « personne ne peut éviter les conséquences dévastatrices des violents incendies, des terribles sécheresses et des orages déchaînés ». Et pourtant… Comme l’a rapporté le magazine Forbes en s’appuyant sur les statistiques de l’Académie des sciences, le nombre de « violents incendies » a chuté de 15 % depuis 1950 et la tendance se poursuit. En matière de sécheresses, une étude de 2012 publiée par Nature, organe pourtant alarmiste, notait que les évolutions étaient « limitées » depuis 60 ans. Les climato-alarmistes de l’ONU eux-mêmes ont dû reconnaître que les sécheresses, dans de nombreuses régions du monde, sont devenues « moins fréquentes, moins intenses ou se sont raccourcies ». Quant aux tornades et orages, les prédictions ne pouvaient pas être plus fausses, le nombre de tempêtes étant tombé à un point bas record ces dernières années.
 

Erreurs mathématiques, refus de la contradiction et visées politiques – mais pas de pari risqué !

 
David South met en cause les « erreurs mathématiques » des prévisionnistes de l’EPA et le lien exagéré entre la variabilité climatique et les prévisions de surfaces incendiées. Par ailleurs, dit-il, « la plupart des rapports de l’EPA ne fournissent aucun élément contradictoire ». Or, accuse-t-il, « quand les gens choisissent (ou sont contraints) de ne pas prendre en compte les publications qui vont à l’encontre de leurs prévisions, j’en viens à me demander si leurs rapports ne sont pas motivés par des raisons politiques ». Rappelons au passage que certains de théoriciens de réchauffement d’origine humaine étaient durant les années 1970 des zélotes du… refroidissement d’origine humaine, suppliant les gouvernements d’aider la banquise à fondre en la recouvrant de noir de fumée !
 

Matthieu Lenoir