Paris-Berlin : l’avion de la discorde a explosé en vol

Paris Berlin avion discorde
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Sic transit gloria Macroni : l’Allemagne et la France avaient décidé de construire un avion de combat en commun (le SCAF) juste après le premier grand discours du chef de l’Etat à la Sorbonne, Angela Merkel étant chancelière. Ce projet comportait deux composantes principales, l’avion proprement dit, construit en collaboration par Dassault et la branche allemande d’Airbus, accompagné d’un nuage de drones et de missiles liés à l’avion. En 2018, les chefs d’état-major des deux pays avaient défini les besoins opérationnels et en 2019, Florence Parly et Ursula von der Leyen avaient lancé les études, Dassault étant nommé maître d’œuvre. Mais dès 2021, Dassault accusait les Allemands de vouloir prendre la direction industrielle du projet, tandis qu’inversement Airbus reprochait à Dassault son autoritarisme. Depuis, l’Allemagne a lancé de gros investissements dans l’armement et ajouté des acteurs au projet, montrant ouvertement son intention de s’imposer. Au bout du compte, Berlin a fait savoir que les deux pays n’avaient pas les mêmes besoins opérationnels, ce qui contredit ouvertement l’accord entre états-majors de 2018. Et pour finir les deux capitales ont acté la fin du projet. Alors que les guerres se multiplient, c’est un signal catastrophique : l’Allemagne veut être le chef dans le réarmement de l’Europe et profite à cet égard de la faiblesse économique et de l’endettement démentiel de la France.