Stop Homophobie en est tout émerveillé : le Parlement européen a adopté le 12 février dernier à Strasbourg une résolution appelant à la « pleine reconnaissance des femmes trans comme femmes ». Il s’agit d’une résolution non contraignante, mais qui dessine et détermine les politiques « d’égalité de genre » de l’Union européenne. Le texte a été approuvé par 340 voix pour, 141 voix contre, 68 abstentions. Cela représente une majorité absolue, et même massive pour le nominalisme contemporain, considérant que les abstentionnistes, qui ne savent ou n’osent faire la différence entre un homme et une femme, se disqualifient en quelque sorte d’eux-mêmes.
Les élus au Parlement européen sont donc d’accord pour dire qu’un homme qui se fait opérer ou qui se dit trans, malgré son ADN biologiquement masculin, doit être légalement – et pourquoi pas avec la protection de la loi – désigné comme une femme.
Le Parlement européen vote massivement pour nominalisme transgenre
Il s’ensuit logiquement qu’une femme trans (c’est-à-dire un homme qui a entrepris des mesures pour « devenir » femme) doit en tout point être reconnue comme femme et profiter de tous les droits, privilèges et traitements particuliers accordés aux femmes. Par exemple, l’accès aux toilettes ou aux vestiaires femmes, ou l’accès aux cellules de prison dans des prisons pour femmes. Et tant pis si, dans ces domaines, on a déjà répertorié nombre de viols commis par des femmes trans sur des femmes.
La résolution comprend aussi la demande de protection de l’accès à l’avortement et dénonce le « langage haineux en ligne » à l’égard des femmes. Il faut donc que les femmes transgenres (des hommes devenus femmes) bénéficient du droit à l’avortement. On n’arrête pas le délire ; pardon, le « progrès ». Mais ce n’est pas tout à fait nouveau : il y a des femmes trans qui en rêvent.
Si le Parlement européen reconnaît la femme transgenre, quid de l’homme ?
La proposition a été mise au vote dans le cadre de l’identification des priorités de l’Union européenne à l’approche de la prochaine réunion de la Commission de l’ONU sur le statut des femmes. Mais comme l’égalité femmes-hommes est aussi l’égalité hommes-femmes, il faut en déduire qu’une femme qui « devient » homme doit aussi être considérée et traitée comme un homme.
Léon XIV le disait dans son discours aux membres du corps diplomatique accrédités près le Saint-Siège, à l’occasion de la présentation des vœux pour la nouvelle année le 9 janvier dernier : « Il est douloureux de constater (…) que, surtout en Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus, tandis que se développe un nouveau langage à la saveur orwellienne qui, dans sa tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’animent. »
C’est exactement ça.











