Agnès Evren, sénatrice (les Républicains) de Paris n’est pas une oratrice de tribune mais elle connaît le dossier des nombreux viols et agressions sexuelles commis par des « animateurs » dans les écoles parisiennes, et elle pose des questions précises. Puisqu’il s’agit d’enseignement public, « depuis 2015 des élus alertent sur des faits de maltraitance, agressions sexuelles, et de viols. L’Etat peut agir, pourquoi ne se constitue-t-il pas partie civile ? » Et encore, ne peut-il diligenter des « inspections », et en cas de manquement, « saisir la justice » ? Son interrogation est d’autant plus naturelle et urgente que l’Etat s’est démené dans l’affaire Bétharram qui regardait l’enseignement privé, et pour des faits anciens, ne mettant plus en danger aujourd’hui des enfants. Y aurait-il deux poids deux mesures ? Oui, bien sûr. De la même manière que certains ecclésiastiques ont voulu couvrir un établissement qui leur tenait à cœur, de même des laïques de l’Education couvrent-ils les réseaux pédophiles laïques qui agissent dans l’enseignement parisien.











