fbpx

Allemagne : le prêtre Paul Spätling interdit de prêcher pour avoir participé à PEGIDA

PEGIDA pretre Paul Spatling islam Allemagne precher
 
L’évêque de Münster, Mgr Felix Genn, vient d’interdire au prêtre Paul Spätling de prêcher dans l’ensemble des églises catholiques. La raison ? Il a participé au dernier rassemblement des Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident (PEGIDA), et surtout, il y a pris la parole.
 

La liberté de parole selon Monseigneur de Münster

 
L’évêque de Münster a déclaré qu’il ne « pouvait tolérer » un tel discours et qu’il ne le ferait donc pas. Il s’est donc servi du canon 764 de la loi canonique pour enlever au prêtre de 67 ans sa faculté de prêcher. Il lui est désormais interdit de prêcher à l’intérieur ou à l’extérieur de toute église.
 

Le P. Spätling a eu le tort de parler aux manifestants de PEGIDA

 
Dans son discours devant les manifestants de PEGIDA, le père Spätling avait rappelé que l’Europe n’avait cessé de combattre l’islam pendant 1400 ans. Il avait également vivement critiqué la déclaration d’Angela Merkel selon laquelle l’islam appartiendrait à l’Allemagne.
 
« C’est incroyable que Mme Merkel ait déclaré que l’islam était partie intégrante de l’Allemagne », avait-il déclaré.
 
Après avoir évoqué les guerres de religion et la résistance historique de l’Europe aux « Turcs », le père Spätling avait lancé aux manifestants : « Il est important de montrer que les catholiques sont de votre côté. » Il avait marché aux côtés des manifestants en portant une icône.
 

Le diocèse reproche au père Paul Spätling de critiquer l’islam

 
Le porte-parole du diocèse de Münster a fait savoir : « Nous prenons clairement nos distances avec son image complètement déformée du passé et présent », reprochant au prêtre « une animosité envers l’islam » que le diocèse juge « dangereuse ».
 
Le diocèse a également critiqué le fait que le prêtre soit allé dans cette manifestation en tant que prêtre catholique, abusant ainsi de son autorité de pasteur et de prêtre, en soutenant « des idéologies d’extrême-droite, la xénophobie et un conflit de religions qui n’a pas sa place dans l’Eglise catholique ».
 
On ignorait que nos évêques pouvaient encore être aussi fermes…