Ouf. Elle est finie, enfin ! La pire période de l’année est celle « des fêtes ». Des « fêtes de fin d’année ». En Français : de Noël. Noël qui, malgré les efforts des laïcistes et des païens garde encore en France, sous la ripaille et les houppelandes rouges, un fumet chrétien. Bien peu mais trop encore pour les fanatiques enragés de la haine anti-chrétienne, les janissaires de l’arc-en-ciel. Paul B. Preciado en fait partie. Ce « chercheur écrivain philosophe cinéaste » a commis dans Libération une chronique sobrement intitulée « Je déteste Noël » où il déverse sa plate et délirante détestation de la Nativité. C’est selon lui-elle « la période la plus stupide et vide de l’année. C’est cinq Black Fridays à la fois : intrinsèquement raciste, patriarcal, nationaliste, binaire, anti-écologique ». De son vrai nom Beatriz Preciado, cette idole queer a suivi une transition de genre non chirurgicale et s’est mise en couple lesbien avec l’écrivain porno Virginie Despentes. En 2013, jugeant la loi espagnole d’alors trop restrictive en matière d’avortement, elle avait appelé les Espagnoles à « [s’affirmer] en tant que citoyens entiers et non plus comme utérus reproductifs. Par l’abstinence et par l’homosexualité, mais aussi par la masturbation, la sodomie, le fétichisme, la coprophagie, la zoophilie… et l’ avortement » et à « [ne pas laisser] pénétrer dans nos vagins une seule goutte de sperme national catholique ». Depuis, après s’être présentée comme « gouine trans » et « garçon-fille », elle a officiellement changé de papiers d’identité, elle a publié Dysphoria Mundi qui analyse la dysphorie de genre non comme une folie individuelle mais le symbole d’un nouveau monde qui met fin à l’ancien, « binaire, patriarcal, colonial et pétro-capitaliste », en préfigurant ce que seront l’arc-en-ciel et « les libertés de demain ». Elève de Derrida, elle a été chercheuse associée au centre de recherches sur la danse de Paris VIII. C’est le trois-en-un de la décadence : Trissotin, Sade et la belle Otéro pour le même prix.











