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La propagande des élites pour convaincre les peuples que les migrants sont une bonne chose

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Il n’y a ni submersion ni invasion

 
De nouveaux mots d’ordre politiques proclament qu’il n’y a ni submersion migratoire ni invasion en Europe. Tel est le nouvel axe de la propagande des élites pour berner les peuples qui commencent à s’éveiller et les convaincre que le flux des migrants est une bonne chose. 
 
Les fables répandues par nos élites depuis 2014 ont pris l’eau. Les médias nous assuraient que les migrants affluaient en Europe pour s’y réfugier des guerres qu’ils subissent : le plus grand nombre vient poussé par l’argent, non par la guerre. Au lieu de familles en fuite, on voit une grande majorité de mâles, jeunes. Et les prétendus mineurs ont vingt-cinq ans. En outre, la criminalité de ces migrants, de la Suède à la Sicile, monte en flèche. Bref, la grossière propagande du système a pris l’eau, et les peuples votent massivement populiste. Les élites doivent donc trouver autre chose.
 

Depuis Cologne, les peuples ne croient plus la propagande des élites

 
La nuit du nouvel an 2016 à Cologne fut un jour noir pour la propagande mondialiste : les femmes n’oublieront pas la chasse qui leur fut menée par des migrants moins en rut qu’en rezzou, lancés dans une transgression tribale de la société européenne sans que les forces de l’ordre ne songent à s’y opposer : une femme n’aime pas se sentir à la discrétion de mâles qu’elle n’a pas choisis. Les populations se sont senties abandonnées par ceux qui ont le devoir régalien de les protéger. L’Allemagne et l’Europe se sont réveillées ce jour-là.
 
Depuis, les think tanks du mondialisme se creusent pour pondre une propagande propre à vaincre le sentiment populaire général, qui considère l’intrusion des migrants en Europe comme une mauvaise chose. 
 

En matière de migrants, le négationnisme est la ligne des élites

 
Ce qui se dessine aujourd’hui est une négation pure et simple. Le chef idéologue des Verts, Yannick Jadot, le dit, il n’y a pas de submersion, et le président socialiste du conseil régional de Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, le répète, il n’y a pas submersion. Pour que cette négation effrontée de la réalité paraisse sérieuse, une étude paraît dans Le Monde : non, il n’y a pas d’invasion en cours. Nous cédons à l’illusion de nos sens, à l’affolement de notre affect : la raison et les chiffres nous ramènent à la réalité, tout va bien. L’étude que cite Le Monde nous rassure. Nous ne devons pas nous attendre à une « ruée » des migrants sur l’Europe. Il y a bien une « augmentation » de leur afflux, mais pas « d’invasion », encore moins de submersion.
 

Le meilleur moyen pour convaincre les peuples est l’argument d’autorité

 
Cette étude vient de l’INED. C’est un argument d’autorité important. Ceux qui parlent d’invasion et de submersion se fondant sur les travaux de démographes reconnus, Jacques Dupaquier, Philippe Bourcier de Carbon, il s’agit de leur opposer une autorité au moins équivalente en matière de démographie : rien de mieux pour cela que l’Institut national des études démographiques. 
 
La chose a semblé d’autant plus pressée aux élites mondialistes que la dénonciation de l’invasion et de la submersion ne se cantonne plus au populisme ni à l’extrême droite. Stephen Smith, journaliste américain qui a donné des articles à Libération et au Monde, spécialiste de l’Afrique devenu professeur d’université, a récemment publié un ouvrage où il décrit « la Ruée vers l’Europe » de la « jeune Afrique en route vers le vieux continent ».
 

Les migrants subsahariens : très peu de chose, après tout

 
Smith prédisant qu’en 2050 un quart de la population européenne sera composée de migrants subsahariens, François Héran, professeur au collège de France, qualifié par Le Monde de « sociologue, anthropologue et démographe, meilleur spécialiste français du sujet », estime, lui, que « L’ordre de grandeur le plus réaliste est cinq fois moindre ». Et d’ajouter : « Les Subsahariens, qui représentent 1 % de la population européenne, représenteront tout au plus 3 % ou 4 % de la population des pays du Nord en 2050 », dans le dernier numéro de Population et sociétés, la revue de l’INED.
 
Cela, ce sont des données brutes. Comme telles indiscutables. Terriblement intimidantes, pour les cancres qui n’ont pas d’informations derrière leur radiateur, comme pour les forts en thèmes qui sont trop amoureux du prof pour le contredire. Et puis il y a les explications. Les migrants des pays pauvres ne migrent jamais loin. Ceux qui font le plus d’enfants migrent moins, ceux qui migrent le plus sont déjà engagés dans la transition démographique. Et patati, et patata.
 

L’invasion et la submersion dépendent d’abord de la politique

 
Regardons maintenant les choses de près. D’abord, l’étude citée n’agite qu’estimations et projections. Pas de mesures. Ces projections, qui se présentent comme une réalité mathématique, dépendent en fait de nombreux facteurs, dont les plus importants sont politiques. Si par exemple l’Europe fait droit aux injonctions contenues dans les rapports de l’ONU concernant les migrations, c’est une centaine de millions de migrants qu’elle invitera d’ici 2050, et les savantes projections de M. Héran resteront ce qu’elles sont, un agrément de la conversation. Et si demain, par exemple à la mort de M. Bouteflika, la guerre civile s’installe en Algérie, cela n’aura pas pour seul effet d’augmenter le nombre de migrants d’origine algérienne s’installant en France, mais fera sauter aussi la barrière algérienne, qui stoppe d’innombrables subsahariens, sur le modèle de la Libye de Kadhafi. Il faut comprendre cette réalité à double face : oui, la démographie est l’un des fondements les plus importants de la politique humaine, mais non, les migrations ne dépendent pas des seules données démographiques déterminées par la sociologie et l’économie. Ici aussi, il faut penser politique d’abord.
 

Le bon vieux mensonge statistique au cœur de la propagande

 
J’ai un peu exagéré. M. Héran donne quelques mesures. On se gardera de les prendre pour parole d’Evangile mais on les considérera avec intérêt. Selon lui « sur les 420 millions d’habitants d’Europe de l’Ouest, 5,3 millions sont nés en Afrique du Nord, et 4,4 millions dans le reste du continent africain ». Le Monde traduit sous sa dictée que l’Europe compte 1,5 % de populations d’origine maghrébine et 1 % de Subsahariens. Cette propagande est du niveau de Benoît Hamon, qui, lors d’un débat présidentiel, lança que « la proportion d’étrangers est constante » en France. Si tant est que les données avancées par Héran soit fiables, ce qui paraît discutable (on ne voit pas, étant donné le caractère peu recensable des clandestins, où il les prend), elles sont complètement hors sujet. Confondre né à et d’origine est une ruse pitoyable. La vraie question est : combien y a-t-il en Europe d’individus d’ethnies nord africaines, et sub-sahariennes, et les « statistiques » de M. Héran n’y répondent pas.
 

Les migrants, part émergée de l’invasion et de la submersion

 
Elles ont pour fonction de n’y pas répondre et de noyer le poisson, comme l’interdiction des statistiques ethniques observées par l’INSEE et INED sur ordre du pouvoir politique (exécutif, législatif et judiciaire confondus) a pour but qu’on ne puisse pas dresser de portrait démographique de la France.
 
Quand on parle d’invasion ou de submersion, ou de grand remplacement, on parle d’un phénomène cumulatif. Le démographe doit donc s’efforcer de mesurer ou d’estimer non la vague en cours de l’invasion, mais les vagues passées et à venir, et leurs enfants, il doit en calculer l’intégrale. Autrement dit, les migrants qui déferlent depuis 2014 sont une aide à la prise de conscience de l’invasion et de la submersion, ils n’en sont pas la part la plus grande. Ils sont une pointe d’iceberg offert à l’attention de la vigie du Titanic, rien de plus. L’invasion, la submersion, c’est l’intégrale des non-européens déjà installés, de ceux qui arrivent, de ceux qui arriveront et de leurs enfants, venus depuis cinquante ans d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. Cette masse ne forme pas cinq pour cent de la population. On en a la mesure dans la proportion de naissances non autochtones en France. La démographie des démographes du monde est un instrument de mensonge.
 
Pauline Mille