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Transhumanisme : la grande presse commence à s’inquiéter de l’avènement des robots et de l’intelligence artificielle. Faut-il protéger l’homme ?

Transhumanisme : la grande presse commence à s’inquiéter de l’avènement des robots et de l’intelligence artificielle. Faut-il protéger l’homme ?
 
C’est la question que pose L’Express-L’Expansion face à la montée en puissance des robots de toutes sortes – voitures autonomes, robots domestiques, intelligence artificielle et autres prothèses high-tech pour « améliorer l’homme » : un roboticien répond qu’il est temps de prendre des lois pour protéger l’homme. Le transhumanisme commence à être pris en compte par la grande presse. Et, légitimement, il inquiète.
 
La réflexion est déjà menée par le Conseil national du numérique, qui voudrait créer à la fois un comité national d’éthique du numérique et un « droit des robots », éventuellement au niveau européen, pour prendre en compte les nouvelles questions qui se poseront fatalement.
 

Protéger l’homme face à l’autonomie croissante des robots

 
Elles sont liées à l’autonomie croissante que prendront les robots – ainsi la voiture sans chauffeur pourra-t-elle causer des dégâts entraînant une responsabilité civile dont son propriétaire ne saurait devoir répondre de la même manière qu’il peut se voir infliger des dommages et intérêts aujourd’hui pour les objets qu’il possède. Un volet qui tombe sur un passant, faute d’entretien, ce n’est pas la même chose qu’un véhicule qui part « seule » à 500 km pour faire une course au nom de son « maître ».
 
C’est donc juridiquement que l’on envisage de reconnaître que les robots, devenus autonomes, ont un certain rôle dans la prise de décision, ce qui est en soi une sorte de sacralisation de l’« intelligence artificielle » et un pas de plus vers le transhumanisme. L’avocat Alain Bensoussan, cité par pose L’Express-L’Expansion explique : « Plus la machine est indépendante de son propriétaire, plus elle se rapprochera du droit humain. »
 

Transhumanisme et intelligence artificielle commencent à inquiéter…

 
Il s’agirait de suivre l’exemple de la Corée du Sud, qui a déjà conçu une charte ad hoc, pour l’heure sans effet juridique. Me Bensoussan propose de doter les robots d’une personnalité juridique qui n’est pas sans rappeler la personnalité morale des entreprises, comprenant une responsabilité pénale et civile – et donc immatriculation et assurances.
 
Car l’homme est menacé de multiples façons par l’avènement des drones, robots et voitures autonomes : son intégrité physique peut être atteinte, mais sa vie privée aussi. Quelle sera l’autonomie réelle de ces engins sans âme qui singeront l’homme ? La chose sera difficile à déterminer, puisqu’ils seront avant tout programmés – de manière bienveillante ou non. Le fait est qu’ils inquiètent et que le moratoire sur la recherche assurerait davantage de sécurité à l’espèce humaine que des règlements de dommages a posteriori…