Après le vol découvert le 16 juin au matin du tabernacle de la chapelle de l’hôpital Aurelia à Rome, l’Association internationale des exorcistes (AIE) a publié un texte pour dénoncer ce qui « n’est pas un cas isolé ».
Selon le cardinal Baldassare Reina, vicaire de Rome, cité dans le communiqué, le vol à l’hôpital Aurelia est un « acte sacrilège qui offense le Seigneur présent dans le Saint-Sacrement de l’Eucharistie et blesse profondément la foi du peuple chrétien ».
L’AIE relève que « l’incident romain s’inscrit dans une tendance qui a pris des proportions inquiétantes ces dernières années » et note que cela soulève « un problème pratique urgent que les communautés ne peuvent ignorer : la sécurité matérielle des lieux de culte ».
Et les exorcistes de noter : « Quiconque dérobe un tabernacle dans la chapelle d’un hôpital sait précisément ce qu’il prend. Il ne s’agit pas d’or à fondre, ni de marchandise anonyme à revendre. C’est un symbole, un objet à la signification précise et identifiable, tant pour ceux qui le volent que pour ceux qui le protègent. Dès lors, chaque incident de ce genre dépasse le simple vol. La réponse de l’Église – prière, réparation, conversion, mais aussi vigilance accrue et protection concrète – montre que le problème doit être abordé à tous les niveaux : spirituel, communautaire et civil. La communauté de l’hôpital Aurelia, ses patients et son personnel soignant attendent la restitution du tabernacle. Dans l’intervalle, le diocèse de Rome prie. Et, comme toujours, il panse la plaie en cherchant à en faire naître un amour plus profond pour ce qui a été volé. »











