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TRUE : un projet subventionné par l’UE pour promouvoir le régime végétarien

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L’agriculture représente entre 10 et 13 % des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre, avec la part du lion pour l’élevage qui produit – ce sont les fameux pets de vache – une quantité considérable de méthane. Voilà belle lurette que les écolos, à la fois ennemis de l’homme et du steak qui garnit son assiette, prônent l’adoption du régime végétarien quand ce n’est pas carrément le véganisme teinté d’adulation de tout ce qui est animal. Mais ces recommandations ne viennent pas seulement d’hurluberlus : voici qu’une étude subventionnée par l’UE, dénommée TRUE, vient promouvoir le tout végétal pour recommander à l’homme de trouver ses sources de protéines dans les plantes plutôt que dans la viande.
 
TRUE vante ainsi le caractère « durable » des plantes et légumes sur le plan environnemental, comparés au « coût » en émission des viandes d’élevage, le tout associé à une hiérarchisation des céréales et autres légumineuses selon leur empreinte écologique, prenant en compte à la fois les émissions de gaz à effet de serre, la pollution des nappes phréatiques et l’utilisation des terres.
 

Promouvoir le régime végétarien aux frais des Européens

 
L’étude réalisée par Trinity College Dublin grâce aux fonds des contribuables européens donne comme grand vainqueur les légumes qui apportent la plus forte proportion de nutriments non pas objectivement, mais par rapport à l’impact environnemental.
 
Sachez donc que les petits pois présentent une « densité de substances nutritives environ cinq fois plus forte que celle d’une quantité équivalente d’agneau, de porc, de bœuf ou de poulet ». Il n’est pas sûr que le convive ordinaire en soit persuadé : après tout, 150 grammes de petits pois ne font pas exactement le même effet qu’une tranche de rôti et ce n’est pas tout à fait un hasard si la sagesse populaire les considère plutôt comme un accompagnement. Voire une pénitence quand c’est carême et que la viande n’est pas au menu…
 

Le projet TRUE subventionné par l’UE crée la hiérarchie des légumes

 
Mais aujourd’hui, il faut faire pénitence pour la planète. La nouvelle religion du développement durable a ses normes et ses interdits et veut façonner l’ensemble des comportements quotidiens, le tout sous couleur de science. En l’occurrence, les chercheurs TRUE (Transition paths to sustainable legume based systems in Europe) veulent convaincre les consommateurs en leur présentant leur hiérarchie des aliments, tout en travaillant à « l’équilibrage des besoins sociaux, environnementaux et économiques tout au long de la chaîne d’approvisionnement ».
 
Une nouvelle lutte des classes est même née : la « compétition entre l’alimentation humaine et animale » dans les champs du monde.
 
Cela aboutit forcément un moralisme totalitaire.
 

Anne Dolhein