Cécile Kohler et Jacques Paris sont de retour en France après trois ans et demi de détention en Iran, où ils purgeaient des peines de 20 et 17 ans de prison respectivement pour « espionnage ». Ils ont reçus avec tous les honneurs par Emmanuel Macron à l’Elysée. Le président de la République a fait part de son soulagement, saluant la fin d’une « terrible épreuve ».
Les deux enseignants étaient partis en voyage touristique en Iran en mai 2022, à une époque où le Quai d’Orsay déconseillait déjà fortement, et depuis bien des années, les déplacements dans ce pays. Les prises d’otages n’y sont pas rares et le fait d’être occidental n’est pas une protection face à son régime islamo-totalitaire.
Les deux prisonniers avaient été remis en liberté en novembre dernier mais interdits de sortir du territoire iranien. Ce sont des efforts diplomatiques français qui ont abouti à leur remise à l’ambassadeur de France. On devine la pression que pouvait exercer leur situation sur le pouvoir français, humilié au passage par ce traitement de ses ressortissants imprudents et contraint d’aller les secourir, alors même que ses appels à la prudence n’avaient pas été entendus. On comprend qu’il soit heureux d’être rentré au pays. Mais à quel prix ?











