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Au Royaume Uni, des centaines de milliers de familles se voient réclamer des impôts parce qu’elles ont trop perçu d’allocations

Royaume Uni familles allocations
 
Pour un grand nombre de familles, le coup est dur : des milliers de livres sterling à régler d’ici le 31 janvier prochain. Et surtout, en sus, une pénalité financière de retard ! Alors que cette situation n’est dû qu’à un fiasco administratif du HMRC (Her Majesty’s Revenue and Customs) qui n’a pas su informer correctement les familles des nouveaux paradigmes (anti-familles) entérinés en 2013…
 
Le scandale a grandi, médiatisé par les tabloïds. Et le HMRC a dû revoir sa copie, mais qu’on se rassure pour l’Etat britannique, seulement pour les amendes qu’il choisira de rembourser suivant les dossiers : la restitution du trop-perçu est évidemment maintenue. L’étau se resserre toujours plus autour des classes moyennes au Royaume-Uni – et partout ailleurs dans cet Occident qui cède aux oukases mondialistes anti-familles.
 

Les allocations familiales rabotées de toutes parts pour les familles britanniques

 
Les autorités fiscales britanniques ont annoncé hier que les dossiers des milliers de parents, sous le coup de pénalités de retard pour les années d’imposition de 2013 à 2016, seraient ré-examinés. Une injustice flagrante sur laquelle il était pour le moins impératif de revenir.
 
En effet, selon les nouveaux paradigmes entérinés par les conservateurs (!) en janvier 2013, les parents dont au moins une personne gagne plus de 50 000 £ par an sont tenus de rembourser une partie des allocations concédées par l’Etat (ceux qui gagnent plus de 60 000 £ doivent tout rembourser). Le souci est que, depuis le début, l’organisme a laissé ces parents concernés les percevoir à tort : selon lui, c’était aux familles elles-mêmes de faire la démarche en notifiant une déclaration supplémentaire de revenus élevés ! Un comble.
 
Beaucoup d’entre elles ne l’ont pas fait, n’ont pas compris, voire n’ont pas été averties.
 
Et des milliers ont reçu, cet été, des lettres, avec des factures antidatées, leur réclamant non seulement le montant perçu en trop, soit des milliers de livres sterling, mais aussi une hallucinante pénalité de retard de l’ordre de 100 £.
 

Un fiasco administratif au Royaume-Uni

 
Devant la médiatisation du scandale, le HMRC a admis ne pas avoir suffisamment informé les familles des nouvelles règles et a donc fait machine arrière. Enfin… juste pour les pénalités, et si les parents ont une excuse raisonnable de ne pas s’être acquittés de leur obligation fiscale : le HMRC fera lui-même une évaluation objective des circonstances individuelles, et remboursera – ou pas – le montant de la pénalité aux familles.
 
On imagine le côté « raisonnable » de leurs décisions. Les situations sont multiples et le bénéfice du doute ne sera certes pas du côté des familles. Certaines familles ont réclamé cet avantage fiscal familial juste avant le changement de règles, l’un des partenaires a par la suite dépassé 50 000 £. La personne ayant le revenu le plus élevé n’est pas toujours celle qui a présenté la demande, etc…
 

Les classes moyennes : la cible favorite

 
Pour Elaine Clark, du cabinet d’expert comptables Cheap Accounting, c’est une couche de scandale supplémentaire pour ces familles de classes moyennes (les éternelles vaches à lait du système) à qui on retire déjà un soutien financier conséquent : « Ces familles sont des cibles faciles et le HMRC est un tyran ».
 
Cette année, quelque 100 000 familles doivent faire face à des impositions inattendues de milliers de livres ! Outre les 60 000 personnes contactées pour 2017-2018, le HMRC a déclaré que 41 000 autres personnes avaient reçu une lettre leur demandant de rembourser les allocations pour enfants des années précédentes. Et elles ont jusqu’au 31 janvier 2019 pour régler leurs dettes.
 
Autre perversité du système : pour éviter cette surcharge administrative de déclaration supplémentaire, les familles peuvent demander à cesser de recevoir les allocations pour enfants – ce qui serait le plus simple, des dizaines de milliers de parents l’ont fait. Mais cela pourrait affecter leur droit à la pension de l’État à un âge plus avancé. Donc un certain nombre continuent de s’inscrire aux allocations familiales et de percevoir ce trop perçu pour ensuite faire la démarche de le rembourser !
 
Et ces hallucinantes mesures sont mises en place par les conservateurs au pouvoir. Tout comme le nouveau régime d’attribution des allocations, uniquement réservées désormais aux deux premiers enfants (sauf en cas de viol ou de grossesse multiple)… Merci, merci, merci !
 
Clémentine Jallais