Alors que l’enquête sur le déraillement du TER Rouen-Caen qui a fait 44 blessés commence seulement, afin de déterminer qui a saboté la voie en y déposant un morceau de rail de 5 mètres de long, une série de sabotages paraissant coordonnés a frappé le réseau ferré néerlandais. Des objets divers ont été retrouvés en 24 endroits sur les rails (en particulier des tubes) dans l’Est, le centre et le nord du pays, selon le gestionnaire ProRail, et le système de sécurité a signalé des défaillances à plus de trente reprises. Un seul accident a eu lieu, un train ayant percuté l’un des tubes parés de Steenwijk, mais sans faire de blessé. Des passages à niveau ont aussi été perturbés. La police néerlandaise soupçonne une manœuvre coordonnée visant à perturber les transports aux Pays-Bas. Certains y soupçonnent, par l’ampleur du dispositif, un État, d’avoir organisé la chose, la Russie pour ne pas la nommer. On rapproche ces sabotages de ceux qui ont frappé deux postes électriques allemands en septembre, à Jänschwalde (Brandebourg) et à Bergheim (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Non revendiqués et non élucidés, ils font l’objet d’une enquête antiterroriste qui explore deux pistes, celle d’un État étranger et celle de l’extrême gauche, plusieurs attaques contre des infrastructures énergétiques ayant été revendiquées ces derniers mois par des militants d’extrême gauche. Mais l’affaire du drone explosif visant un avion de transport de matériel pour l’Ukraine à l’aéroport de Leipzig-Halle, imputé par Berlin à Moscou, fait privilégier la piste russe.










