
Les juges français s’acharnent à rendre l’ancien président de la République sympathique : peine perdue, diront les uns, ils vont finir par y arriver à force d’empiler les condamnations sur son dos, répondront les autres. Déjà définitivement condamné dans l’affaire Bismuth, il l’est dans l’affaire Bygmalion et le tribunal a refusé ce qu’on appelle « la confusion des peines ». Il devra donc subir six mois de prison ferme en plus, sous aménagement comme un vulgaire délinquant de banlieue, en l’espèce un bracelet électronique à la cheville. De la justice nous savons depuis au moins Socrate et Jésus-Christ qu’elle n’est pas toujours juste, mais qu’elle est nécessaire : quand elle est à la fois l’un et l’autre, cela arrive une fois et l’on prend la photo de saint Louis sous son chêne. Quant à Sarkozy, dans l’affaire Bygmalion, il est puni pour un compte de campagne anormal. Soit. Mais le deux poids deux mesures est flagrant : le président du Conseil constitutionnel Roland Dumas a raconté comment il avait fait valider en les falsifiant les comptes de campagne de MM Balladur et Chirac en 1995, par raison d’Etat.










