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Sarkozy égratigne le dogme du réchauffement climatique : tollé au GIEC

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Tollé dans la classe politico-médiatique : soucieux d’engranger le vote protestataire pour la primaire à droite, Nicolas Sarkozy a mis en doute le dogme de l’origine humaine du réchauffement climatique. Contre l’hérétique, ses concurrents politiquement corrects invoquent l’autorité du GIEC. Une comédie politique qui a le mérite de faire avancer la vérité.
 
Nicolas Sarkozy est un gamin provocateur qui casse les vitres du Landernau parisien avec son lance-pierre. Ayant pris la mesure de l’impopularité du système, il veut incarner le vote protestataire en 2017. Or il a appris de Le Pen qu’il suffit de très peu pour faire parler de soi, en disant par exemple tout haut des vérités que le système interdit de penser même en silence. Le réchauffement climatique est un faux dogme qui a été imposé en vingt ans par l’ONU, les politiciens du monde entier et le GIEC (groupe international d’étude sur le climat), équipe « d’experts » choisis et grassement financés selon un critère politique pour opérer un choix selon le même critère dans les études consacrées au climat. Pour capter l’envie de protester de tous ceux qui en ont assez de ce mensonge, Sarkozy a donc commis une petite transgression : « On a fait une conférence sur le climat. On parle beaucoup de dérèglement climatique, c’est très intéressant, mais ça fait 4,5 milliards d’années que le climatchange. L’homme n’est pas le seul responsable de ce changement. Je préférerais qu’on parle d’un sujet plus important : le choc démographique. La France doit porter une conférence sur la démographie. Jamais la Terre n’a connu un choc démographique tel qu’elle va le connaître, puisque nous serons onze milliards dans quelques années. Là, l’homme en est directement responsable. Et personne n’en parle. »
 

Tollé contre Sarkozy l’hérétique qui nie le dogme

 
Que n’avait-il pas dit ! Le tollé a été à la mesure de l’hérésie. On lui reproche d’abord, et ce n’est pas faux, d’avoir changé d’avis. L’homme est coutumier du fait. Mme Masson-Delmotte, coprésidente du premier groupe de travail du GIEC a remarqué : « En 2009, Nicolas Sarkozy a tenu un discours à l’ONU en disant que le constat scientifique était clair et qu’il était urgent d’agir ». Son collègue Jean Jouzel, ancien vice-président du GIEC, a jugé la déclaration de Nicolas Sarkozy « vraiment pitoyable pour quelqu’un qui a lancé le Grenelle de l’environnement ». Et Barbara Pompili, secrétaire d’État chargé de la biodiversité a trouvé son discours « régressif et rétrograde », ajoutant : « Nicolas Sarkozy est en train de démonter tout le travail qui a été fait pour la protection de l’environnement dans notre pays. »
 
Loin de lui opposer le moindre argument rationnel, ces braves gens se sont donc contentés de mettre Sarkozy en contradiction avec lui-même lorsqu’il était président, et avec le GIEC, détenteur de l’autorité dite scientifique. Alain Juppé a appuyé à fond dans cette direction. Au salon de l’élevage de Rennes, le maire de Bordeaux s’est déclaré « convaincu que l’activité humaine porte une lourde responsabilité dans la production de gaz à effet de serre, et donc dans le réchauffement climatique, c’est le consensus des scientifiques, pas l’avis d’Alain Juppé : le nier, c’est nier une réalité ». Avec ce mot, Juppé montre sa soumission totale au dogme de l’écologisme mondialiste. Philippe Verdier, le monsieur météo de France 2 coupable d’avoir égratigné le dogme du réchauffement climatique dans son livre Climat Investigation en octobre 2015 avait déjà été traité de « négationniste ».
 

La réalité du GIEC c’est sa collusion avec les politiques

 
Pourtant, les lecteurs de Reinformation.TV le savent, l’observation scientifique montre que nul réchauffement climatique ne se poursuit depuis quinze ans, et que le réchauffement climatique qui a suivi la dernière mini période glaciaire n’était pas dû à l’homme. La campagne menée par le GIEC ne ressortit donc pas à la science, mais à la politique, et Nathalie Kosciusko-Morizet en a fait involontairement l’aveu par le vocabulaire qui lui a échappé. Reprochant à Nicolas Sarkozy sa démagogie, elle a ajouté : « Je ne crois pas qu’il faille renier ses convictions pour gagner des électeurs ». C’est reconnaître mine de rien que l’agitation menée autour du prétendu réchauffement climatique ne ressortit pas à la réalité scientifique mais aux convictions politiques. Ici, affirmer que l’écologisme est une ardente obligation de la révolution mondiale.
 
Et c’est suggérer la véritable fonction du GIEC. Un responsable écologiste a d’ailleurs mangé le morceau en affirmant que le système politique actuel était fondé sur « un pacte entre les scientifiques et les politiques » : c’est bien de cela qu’il s’agit, un pacte, une collusion, une conjuration, un mélange des genres entre des politiciens qui s’appuient sur l’autorité de la science et des scientifiques choisis pour les justifier.
 

Après le réchauffement climatique, une autre idole : la surpopulation

 
Face à cela, Nicolas Sarkozy, pour qui les sondages ne remontent pas assez vite et qui demeure menacé par ses affaires, a trouvé profitable de donner un coup de pied dans la fourmilière. C’est une posture dont ont profité hier Le Pen et Trump aujourd’hui. Emmanuelle Cosse, qui a vendu son droit d’aînesse chez EELV pour le plat de lentilles du ministère du logement, ne s’y est pas trompée : « On dirait Donald Trump. On dépasse les limites de l’indécence. Voter pour Nicolas Sarkozy, c’est nous mettre en danger ». L’appel à la peur est ici caractéristique. Mais c’est de la comédie. Parce que, tout en donnant un petit coup de griffe au dogme du réchauffement climatique, Sarkozy s’incline bien bas devant une autre idole malthusienne, celle de la surpopulation terrestre. Il a été clair : « La France doit porter une conférence sur la démographie. Jamais la Terre n’a connu un choc démographique tel qu’elle va le connaître, puisque nous serons onze milliards dans quelques années. Là, l’homme en est directement responsable. » C’est oublier que la transition démographique est engagée presque partout dans le monde et que l’Occident, lui, est au bord de l’implosion démographique. Mais il faut toujours une grande peur aux dirigeants du système. Emmanuelle Cosse a dit : « Sarkozy nous ramène quinze ans en arrière ». Faux. Il nous ramène cinquante ans en arrière, en 1968, quand Paul Ehrlich a publié The Population Bomb, qui prévoyait une famine mondiale avant 1980 et 64 millions d’habitants à Calcutta en l’an 2000. Les marchands de peur de l’écologisme mondialiste sont interchangeables : Sarkozy est juste un peu moins bête et un peu plus à l’écoute de la colère populaire.
 

Pauline Mille