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Scoutisme : les guides britanniques se soumettent à l’idéologie du genre

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C’est une véritable révolution, dans tous les sens du terme : les guides britanniques, organisation à ce jour exclusivement réservée aux filles et dont toutes les responsables sont des femmes, viennent de se soumettre à l’idéologie du genre en s’ouvrant aux transgenres de tous âges. Les garçons persuadés d’être des filles vont pouvoir participer en tant que « guides » à toutes les activités de scoutisme organisées par l’institution vieille de 107 ans. Et des hommes adultes qui s’identifient comme femmes pourraient, si des propositions en ce sens sont acceptées, prendre des rôles de direction et d’animation auprès des enfants.
 
Tous les détails de ces propositions on ne peut plus conformes à la tendance actuelle à faire disparaître la notion biologique du sexe au profit de la libre auto-identification ont été révélés dans un document adressé à tous les responsables des guides Royaume-Uni la semaine dernière. Ils tiennent en quelques mots : on ne tiendra plus compte que du genre « perçu ».
 

Les guides britanniques accepteront les garçons transgenres

 
Face à cette révolution, les droits des parents sont totalement mis à l’écart. En effet, rien ne prévoit qu’ils soient avertis de la présence d’un enfant « trans » lors d’une réunion quelle qu’elle soit, y compris pour les activités de camping ou autres voyages organisés en groupe. Le document précise que l’avertissement des parents ne sera pas compté parmi les « bonnes pratiques » imposées aux chefs scouts, y compris lorsque les jeunes filles partagent logement, vestiaire et salle de bains.
 
Cela fait un petit moment que les guides britanniques adoptent les idées les plus progressistes. Leur principale responsable, Julie Bentley, est connue pour son militantisme féministe : elle a fait campagne aussi bien pour l’avortement que pour la contraception, et elle a pu décrire les guides comme « la plus aboutie des organisations féministes ».
 
De nombreuses femmes britanniques sont passées dans les rangs des guides, sans doute à une époque où elles étaient moins radicales: la reine Elisabeth II elle-même, qui parraine l’organisation, sa défunte sœur la princesse Margaret, l’actrice Emma Thompson et l’auteur des Harry Potter, J.K. Rowling.
 

Le scoutisme plie devant l’idéologie du genre

 
Aux termes du document qui vient d’être envoyé à toutes les responsables, le scoutisme féminin « cherche à soutenir toutes les filles et les jeunes femmes ». Chez le guides, « on entend cela en termes d’auto identification par rapport à l’identité de genre : le sens de soi intime d’une personne. »
 
Certes, Julie Bentley ne cache pas son propre penchant pour l’idéologie du genre et pour toutes les causes dites féministes, et en ce sens, l’évolution des guides britanniques n’est pas très surprenante. Et on peut supposer que les familles britanniques attachées à une vision plus traditionnelle de l’humanité les ont abandonnées depuis bien longtemps.
 
Pour autant il ne faut pas sous-estimer la portée de cette décision. Premièrement, parce que les guides britanniques sont une véritable institution au Royaume-Uni, comme en témoigne d’ailleurs le parrainage de la reine.
 
Et deuxièmement, parce que les changements apportés aux directives imposées à toutes les responsables des guides invoquent clairement la loi britannique de 2010 : l’Equality Act ou loi d’égalité qui définit la manière dont doivent être traitées les personnes, en accord avec leur « genre acquis ». Cette loi « dispose que les organisations fournissant des services pour un seul genre doivent traiter les personnes en fonction de leur genre acquis. Conformément à nos valeurs d’inclusion, nous accueillons toute jeune personne qui s’identifie comme une fille comme une jeune femme », précise le texte envoyé aux responsables des Girl Guides.
 
Autrement dit, on s’oriente de plus en plus vers une obligation légale, assortie de sanctions, de nier l’évidence, de faire comme si le sexe biologique n’existait pas. De plus en plus – et nous n’en sommes qu’au début – il sera obligatoire de respecter toutes les « identités de genre », mêmes les plus fluctuantes, toutes remise en question, juste pour des motifs évidents de prudence, pouvant tomber sous le coup de la loi.
 

Anne Dolhein