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Sermon de Monsieur l’abbé Beauvais : le progrès dans la vie spirituelle et dans la charité


 
Dans un de ses traités sur la charité sincère, saint Augustin insiste. Voilà ce qu’il dit : la charité n’est pas parfaite en tous. Et pourtant, celui en qui elle est encore imparfaite ne doit pas perdre courage, si déjà elle est née en lui pour tendre à sa perfection. C’est donc qu’une fois née, il faut la nourrir. Et la nourrir par des aliments capables de la mener au point de perfection qui lui est propre. Telle à ses débuts, si tu la nourris de la Parole de Dieu et de l’espérance de la vie future, tu parviendras à la perfection de la charité. C’est-à-dire que tu seras prêt à donner ta vie pour tes frères. Voilà donc le commencement qui présage cette perfection…
 

Le progrès dans la vie spirituelle et dans la charité

 
Et saint Augustin présente ensuite cette croissance de la charité en faisant appel à la crainte de Dieu. C’est la première étape à franchir. L’homme commence à aimer parce qu’il craint Dieu et parce qu’il croit aussi, surtout, et plus encore, parce qu’il croit que Dieu l’aime. Il sent encore le poids de la convoitise mais il espère les biens que Dieu promet. Mais il n’aime pas encore Dieu pour lui-même. Il n’aime pas encore Dieu pour lui-même. Et ce qui caractérise cet amour parfait, c’est que Dieu est aimé pour lui-même, gratuitement. Et non seulement l’homme n’est plus guidé par la crainte des châtiments, mais il ne s’attache plus aux biens créés. Il ne s’y arrête, dit saint Augustin, que comme on s’arrête aux haltes des auberges pour se reposer et y passer. La transformation de l’amour-désir, encore intéressé, en amour-charité, tout à fait gratuit, est accomplie par l’Espérance. Cette espérance, en effet, n’est pas tant le désir que nous avons de Dieu, que l’acte par lequel nous nous en remettons à Lui. Et cette fois encore, l’âme émigre en Dieu. C’est Lui qui est le médiateur, le médiateur entre ce que nous sommes et ce que nous avons à devenir.
 
Et cette purification par l’Espérance est saisie par une double expérience : celle de l’épreuve, et celle de l’attente.
 

Sermon de Monsieur l’abbé Beauvais pour de 26ème dimanche après la Pentecôte

 
 
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