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Sinead O’Connor « fière d’être devenue musulmane » : la conversion à l’islam d’une chanteuse déjantée

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Elle s’appelle dorénavant « Shuhada’ Davitt ». La chanteuse irlandaise Sinead O’Connor affirme vouloir mettre un point final à son chemin « théologique » chaotique à travers sa conversion à l’islam, annoncée il y a quelques jours sur Twitter avec ces mots : « fière d’être devenue musulmane ». Revêtue d’un treillis ajusté, cheveux couverts, cette femme d’âge mûr, déjà, a accompagné son annonce d’une vidéo de trois minutes et demie où elle chante la Shahada, la profession de foi en Allah et son « Prophète ». Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que Sinead O’Connor a derrière elle une longue histoire de maladie mentale et d’usage de stupéfiants…
 
Pour le magazine people Voici, la nouvelle semble bonne : « Longtemps suicidaire, Sinead O’Connor semble aller beaucoup mieux. La chanteuse irlandaise a annoncé il y a quelques jours sa conversion à l’islam tout en révélant son nouveau nom. » On applaudit et on se réjouit avec elle ? N’a-t-elle pas trouvé, ou « semblé » trouver « la paix intérieure ». D’autres journaux francophones évoquent sa conversion de manière moins enthousiaste, mais tout de même sans la moindre réserve. Comme si la conversion à l’islam était simplement un fait banal en 2018 dans un pays aussi catholique que l’Irlande…
 

Sinead O’Connor a rendu publique sa conversion à l’islam

 
Son tweet intégral, signé @MagdaDavitt77 – le nom qu’elle a adopté l’an dernier pour échapper au déterminisme parental, dit-elle – affirme : « Ceci pour annoncer que je suis fière d’être devenue musulmane. C’est la conclusion naturelle du voyage pour tout théologien intelligent. Toute étude de l’Ecriture sainte conduit à l’islam. Qui rend toutes les autres Ecritures saintes superflues. On me donnera (un autre) nouveau nom. Ce sera Shuhada’. » A l’heure décrire, le tweet avait reçu 13.000 « likes ». Au fait : Shuhada’ veut dire martyre.
 
Sinead O’Connor a longtemps eu des rapports difficiles avec la religion. Victime de maltraitances alors qu’elle était enfant, elle a eu un parcours marqué par la bipolarité, le stress post-traumatique, les addictions. A la fin des années 1990 elle s’est fait ordonner « prêtre » en Irlande dans une secte qui a rompu avec l’Eglise catholique, « l’Eglise catholique et apostolique orthodoxe », ayant par ailleurs éclusé quatre maris éphémères dont elle a eu autant d’enfants, souvent soustraits à sa garde.
 

Fière d’être musulmane – pour combien de temps ?

 
Bref, une vie sans structure ni stabilité, et une foi sans fondations solides – mais Sinead O’Connor, née en 1966, a sans doute pris de plein fouet la déliquescence de l’enseignement du catéchisme avant d’être profondément ébranlée par les scandales d’abus sexuels qui ont secoué l’Eglise en Irlande. Après avoir dans un premier temps attribué à sa foi chrétienne sa capacité à survivre aux abus dont elle a été victime, enfant (dans un entretien en 2002), elle a claqué la porte de l’Eglise en 2011.
 
Certainement une « femme libérée » selon les critères contemporains, Sinead O’Connor a choisi d’apostasier pleinement en abandonnant la vérité qui libère pour embrasser une religion qui asservit et enferme. Pour combien de temps ?
 

Jeanne Smits