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Malgré une loi votée, la Slovénie dit non au « mariage » homosexuel grâce à un référendum

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Les opposants à la loi devaient rassembler au moins 342.000 électeurs, sur un total d’1,7 million.


 
Les sondages le prévoyaient. La Slovénie a rejeté dimanche à plus de 60% la loi autorisant le « mariage » homosexuel adoptée par ses députés en mars dernier, selon les résultats quasi définitifs de la commission électorale. Si le référendum a faiblement mobilisé les électeurs (35,65 %), le quorum de votants a été néanmoins suffisant – et la ferme conviction l’a emporté.
 
Le code de la famille devrait revenir à sa formulation initiale et se limiter à « l’union civile », en vigueur depuis 2006 pour les couples homosexuels. Une victoire populaire à saluer.
 

La Slovénie se rebiffe contre la loi

 
On disait la Slovénie, petite entité de deux millions d’habitants, le plus libéral des pays de l’ancien bloc soviétique. Parce que, dirigée depuis 1992, depuis sa reconnaissance par la communauté internationale, par la même coalition de centre-gauche, elle donnait des espoirs « dans le sens de l’Histoire »…
 
Dernière preuve en date : elle avait ouvert le mariage aux couples homosexuels, le 3 mars dernier, grâce à une loi adoptée à une large majorité au Parlement par la gauche, le parti centriste du Premier ministre Miro Cerar et les sociaux-démocrates. « Enfin », le mariage était considéré comme « l’union à vie de deux personnes indépendamment de leur sexe » ; l’adoption était permise, la PMA rendue gratuite (pour six tentatives), l’idéologie du genre voyait s’ouvrir un boulevard…
 
Mais l’opposition restait forte : la droite et le centre droit avaient voté contre le texte. Et aujourd’hui, par un victorieux référendum, c’est le peuple slovène qui clame un « non » bruyant et gênant à son Premier ministre et à son Président, à toute sa classe politico-médiatique et surtout aux diktats de l’Europe des lobbies maçonniques et LGBT… refusant d’être le 11ème pays européen à arborer la couronne gay.
 

La coalition « Za otroke gre ! » : « c’est pour les enfants ! »

 
En 2012, les Slovènes avaient déjà dit non à 55 % à un projet de loi similaire. Les politiques se sont entêtés. Mais le peuple aussi… qui a réussi à l’emporter grâce à la possibilité d’une réelle consultation populaire, d’un outil démocratique appliqué. Et le peuple, en Slovénie, est majoritairement catholique – le pape François l’a d’ailleurs particulièrement invité, à cette occasion, à « soutenir la famille, structure de référence de la vie en société ».
 
Sitôt adoptée la loi de mars, s’est dressée la coalition « Za otroke gre ! » (« c’est pour les enfants ! »), vigoureusement menée par Metka Zevnik et Aleš Primc, reconnaissables à leur attirail jaune (écharpe, parapluie, t-shirt)…
 
Pour pouvoir prétendre à la suspension d’une loi déjà votée et à l’organisation d’un référendum d’initiative populaire, il fallait recueillir la signature de 40.000 citoyens en 35 jours : « Za otroke gre ! » les recueillit en quatre jours…
 

Un référendum arraché au gouvernement

 
Mais, premier obstacle, le Parlement rejeta la demande, sous l’hallucinant prétexte que « le mariage est un droit fondamental » et qu’il est donc impossible d’organiser un référendum contre un droit fondamental ! Les Lumières et tous leurs héritiers se sont dressés contre le droit fondamental de Dieu, ils lui en ont substitué un autre.
 
Et, second obstacle, le président du Parlement décida de manière totalement arbitraire que les organisateurs de la pétition n’avaient que sept jours pour porter l’affaire devant la Cour constitutionnelle et que donc le délai était dépassé.
 
Mais le 22 octobre, la Cour constitutionnelle de Slovénie accepta le recours des opposants au « mariage » homosexuel. Par 5 voix contre 4, elle jugea que le Parlement avait eu tort de rejeter la demande de référendum enregistrée par la coalition « Za otroke gre ! ». La porte est ouverte au référendum que toute la gauche slovène sait lui être nocif… De fait, les résultats du 20 décembre lui donnent raison.
 
Ajoutons que la démocratie fonctionne nettement moins bien en France : avec 700.000 signatures récoltées en moins de trois semaines et déposées le 15 février 2013, La Manif Pour Tous n’avait pas été jugée digne de saisir le Conseil économique, social et environnemental sur le débat du mariage pour tous…
 

Le petit groupe qui résiste au « mariage » homosexuel

 
Un peuple passéiste, en retard, et même en recul ?! La constatation est terrible pour cet idéologisme moderne où il ne faut qu’« avancer »…
 
Rappelons que sur les vingt-huit pays de l’Union Européenne, onze autorisent le « mariage » homosexuel, et huit ne permettent qu’une union civile – neuf n’accordent aucun statut particulier, comme l’Italie, la Grèce, Chypre, la Slovaquie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Bulgarie et la Pologne, un petit bloc de résistance
 
Mais la propagande politique de l’Union européenne bat son plein, plaidant et replaidant par des jugements de la Cour européenne des droits de l’homme, pour des « unions civiles » avant de passer à la phase suivante, avec le « mariage », l’adoption, la PMA et bientôt la GPA… ce « droit à l’enfant », but ultime, le seul à même de détruire dans sa totalité le pivot familial.
 
En Grèce, c’est aujourd’hui même que le gouvernement doit présenter un projet de loi au Parlement.
 

Clémentine Jallais