Dans l’Allier, des sœurs contraintes de vendre leur abbaye millénaire

 

L’abbaye Saint-Vincent de Chantelle, dans l’Allier, fondée en 937, occupée d’abord par des clunisiens puis par des chanoines de Saint-Augustin, confiée à des jésuites au XVIIe siècle puis nationalisée durant la Révolution, avait été rachetée par les bénédictines de Pradines en 1853 et érigée en abbaye en 1890 par Léon XIII.

Mais aujourd’hui, les bénédictines ne sont plus que six, vieillissantes. L’une d’entre elles a même atteint les 105 ans. Conséquence notamment de la crise vocationnelle consécutive aux « réformes » initiées dans les années 60 ? Personne ne veut se poser la question…

Reste que les bâtiments sont aujourd’hui trop grands et trop onéreux à faire vivre. Les sœurs se replient dans une maison achetée non loin dans la commune et cherchent un repreneur : « On sait exactement ce que nous ne voulons pas. Nous souhaitons que le lieu reste ouvert, culturel et spirituel », avancent-elles. Mais comme le printemps tant annoncé de l’Eglise tarde manifestement à venir…