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Trump veut l’abrogation de l’ObamaCare : ce qu’on ne nous dit pas

Trump abrogation ObamaCare
 
La grande presse amĂ©ricaine, suivie par l’ensemble des mĂ©dias internationaux dominĂ©s par l’esprit de gauche, rapporte sans la moindre rĂ©serve les dĂ©clarations les plus alarmistes sur l’abrogation de l’ObamaCare, cette promesse Ă©lectorale de Donald Trump qui peine Ă  se transformer en acte du fait de la rĂ©sistance des Ă©lus du Congrès. Abroger l’Obamacare reviendra-t-il pour autant Ă  rĂ©pandre la misère ? Rien n’est moins sĂ»r. The New American propose un bref catalogue des vĂ©ritĂ©s que l’on ne dit pas Ă  propos du système socialisĂ© d’assurance-maladie obligatoire introduit par Barack Obama.
 
Ce sont plutĂ´t des mensonges qui sont rĂ©pandus, affirme le site d’informations : des mensonges qui doivent ĂŞtre corrigĂ©s que l’on soit pour ou contre l’abrogation.
 

L’abrogation de l’ObamaCare déchaîne les socialistes

 
Le New York Times affirme ainsi que celle-ci entraĂ®nerait des coupes budgĂ©taires massives – de l’ordre de 772 milliards de dollars en dix ans – au dĂ©triment du programme Medicaid qui vient au secours des plus pauvres qui n’ont pas les moyens de se payer une assurance privĂ©e. Le candidat malheureux Ă  la nomination dĂ©mocrate lors de la dernière Ă©lection prĂ©sidentielle aux Etats-Unis, le (très) socialiste Bernie Sanders, a vu reprendre en boucle ses annonces selon lesquelles des « milliers Â» d’AmĂ©ricains allaient mourir ou devenir bien plus malades du fait de l’initiative de Trump. La sĂ©natrice dĂ©mocrate Elisabeth Warren accuse les RĂ©publicains de vouloir rĂ©cupĂ©rer l’argent public en mettant en place un vĂ©ritable « impĂ´t du sang Â». La gauche amĂ©ricaine parle de 217.000 morts Ă©vitables au cours de la dĂ©cennie qui fera suite Ă  l’abrogation.
 
C’est d’autant plus exagĂ©rĂ© que l’abrogation de l’ObamaCare telle qu’elle se dessine aujourd’hui a Ă©tĂ© fortement revue et corrigĂ©e sous la pression du Congrès : on est loin d’un retour en arrière vĂ©ritable assurant une authentique libertĂ© de choix dans le domaine de l’assurance maladie.
 
Mais dans les faits, l’abrogation telle qu’elle pourra ĂŞtre adoptĂ©e n’aura pas pour effet de rĂ©duire les fonds allouĂ©s au programme Medicaid, observe The New American : en leur Ă©tat actuel, les textes en cours d’examen ne font que les limiter Ă  leur niveau actuel. Celui-ci est passĂ© d’un milliard de dollars en 1965 Ă  389 milliards par an aujourd’hui, faisant de cette dĂ©pense solidaire le 3e poste du budget fĂ©dĂ©ral, devant celui du DĂ©partement de la dĂ©fense.
 

Trump a promis l’abrogation de l’ObamaCare, mais y parviendra-t-il ?

 
C’est par l’application de l’ObamaCare que ce programme s’est hypertrophiĂ© : visant les indigents au dĂ©part, son champ d’application a Ă©tĂ© très fortement Ă©largi Ă  des millions de travailleurs certes modestes mais sans personne Ă  charge et, pour beaucoup d’entre eux, bĂ©nĂ©ficiaires jusque-lĂ  d’une assurance privĂ©e. DĂ©sormais, c’est le contribuable qui paie. Du fait de l’ObamaCare, au moins 9 millions d’AmĂ©ricains ont perdu leur libertĂ© de choix en matière d’assurance maladie.
 
Le problème – comme le souligne The Heritage Foundation â€“, est que Medicaid coĂ»te très cher et offre des prestations mĂ©diocres : ses bĂ©nĂ©ficiaires reçoivent trop souvent des soins de second ordre, se voient renvoyer vers les chirurgiens les moins compĂ©tents et, pour des affections identiques, se trouveront au bout du traitement dans une situation moins favorable que les patients bĂ©nĂ©ficiant d’une assurance privĂ©e ou prenant leurs propres frais Ă  charge. Situation favorisĂ©e par la gratuitĂ© et la socialisation – ce sont sans doute celles-lĂ  qui permettent aux mĂ©decins les moins compĂ©tents et les procĂ©dures les moins efficaces de perdurer.
 

L’ObamaCare n’a pas amélioré les soins des plus pauvres

 
Quant à l’augmentation du nombre de morts, c’est un argument qui détourne l’attention de la réalité actuelle, assure la Fondation. Les critiques de l’abrogation de l’ObamaCare dénoncent le fait que les personnes âgées indigentes risquent d’être détournées des maisons de repos où aujourd’hui – les chiffres sont ceux des autorités fédérales – elles sont pourtant 380.000 à mourir chaque année du fait d’infections dues au manque de qualité de ces centres.
 
C’est manifestement l’assurance maladie qui est malade aux Etats-Unis, et s’il est sans aucun doute nécessaire de prévoir une forme de solidarité à une époque où le coût de beaucoup de soins de pointe est exorbitant (on n’est plus à l’époque du médecin de famille qui n’avait que peu d’options thérapeutiques), la gabegie socialiste n’est pas une solution.
 

Anne Dolhein