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Elections : l’UKIP gagne un deuxième député

UKIP Elections
 
Le Parti de l’indépendance du Royaume-Uni, plus connu sous son acronyme UKIP, vient de remporter, jeudi, un deuxième siège de député à la Chambre des communes, à l’occasion d’une élection partielle à Rochester and Strood, dans le comté de Kent, au sud de Londres, où son candidat, Mark Reckless, a battu le candidat conservateur d’un peu plus de 3.000 voix (42% contre 35%). Une victoire d’autant plus prometteuse dans la perspective des élections générales du mois de mai que Mark Reckless était encore membre du parti du Premier ministre David Cameron début septembre.
 
A noter que le premier siège obtenu par l’UKIP à la Chambre des communes, le mois dernier, avait été remporté, lors d’une élection à Clacton-on-Sea, par Douglas Carswell, qui se trouve être, également, un ancien du Parti conservateur… et qui a été réélu sous sa nouvelle étiquette.
 

L’UKIP aux prochaines élections : « gagner dans tout le pays »

 
Nigel Farage savourait pleinement cette victoire, vendredi matin. Et comme il n’est pas homme à rentrer tranquillement dans ses pénates, il a profité de l’occasion pour mettre davantage encore la pression sur David Cameron : « Je serais surpris s’il n’y avait pas de nouvelles défections. » Affirmation prémonitoire, ou fruit de nouvelles tractations ? Quoi qu’il en soit, personne, dans son entourage, ne mettait la chose en doute ! « Si l’Ukip a gagné ici, nous pouvons gagner dans tout le pays », a lancé le nouveau député Mark Reckless.
 
Et apparemment chez les Tories non plus, si on en croit les efforts déployés par David Cameron, pendant la campagne électorale, qui a fait cinq fois le déplacement pour soutenir sa candidate, Kelly Tolhurst, ordonné aux ministres d’en faire autant, et aux députés conservateurs de s’y rendre au moins trois fois chacun. Rien que ça !
 
Et aujourd’hui, le Premier ministre se dit « déterminé à reprendre ce siège aux élections générales » de mai 2015. A le reprendre à un homme qu’il a traité de « connard » au lendemain de sa défection. Apparemment, l’argument n’a pas pesé lourd…
 

Les électeurs en ont marre !

 
« Tout est possible pour les élections générales de l’année prochaine, concrètement, tout peut arriver », rétorque Nigel Farage. Et, de fait, l’Ukip, qui avait obtenu plus de 27% aux élections européennes, est aujourd’hui crédité de plus de 15% dans les intentions de vote aux législatives.
 
Comme le scandent certains électeurs sur les nouvelles terres de l’UKIP : « Il y en a marre des politiciens déconnectés de la vie des gens, et des frontières ouvertes. »