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Royaume-Uni : une délégation du parti nationaliste UKIP dans les rangs de la Gay Pride de Londres

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L’UKIP, le parti britannique anti-immigration, eurosceptique et nationaliste, se veut aussi le défenseur de la civilisation occidentale et chrétienne… jusqu’à un certain point seulement. Samedi dernier, une délégation du mouvement a forcé une barrière pour rejoindre la Gay Pride dans les rues de Londres. En l’occurrence, c’était contre la volonté des organisateurs des marches qui se déroulent simultanément dans la capitale anglaise, à Manchester et à Glasgow accueillaient la Gay Pride pour la défense des droits LGBT. L’UKIP s’était vu refuser l’agrément de sa délégation il y a quelques semaines mais elle a tenu à être présente quand même.
 

Une délégation de l’UKIP force un barrage de la Gay Pride à Londres

 
Sur la banderole du groupe figurait ce slogan : « Certains gays sont à l’UKIP, remettez-vous ! »
 
Sans aucun doute. Mais entre la présence de personnes homosexuelles dans les rangs du parti et une participation officielle de ce dernier à un événement LGBT, il y a une nuance, qui relève sans doute de la trahison pour bon nombre d’électeurs.
 
Il était anormal que les organisateurs refusent la présence de l’UKIP, alors que des drapeaux du monde entier flottent lors de cette marche et que plus de 250 associations y participent, parmi lesquelles des organisations politiques. Mais il est plus incompréhensible encore que l’UKIP ait demandé à participer à un tel événement.
 

Début juin, les organisateurs de la Gay Pride au Royaume-Uni ont refusé la présence de l’UKIP

 
Les organisateurs de la Gay Pride affirment que leur refus de la présence d’une délégation de l’UKIP n’était pas politique : « Notre but est d’unir notre communauté, pas de la diviser (…). Exclure un groupe n’est donc pas une décision que nous prenons à la légère. Nous avons fait ce choix après mûre réflexion, dans le but de protéger les participants, et nous assurer que tout se passera sans risque, et dans le bon esprit. Ce n’est pas pour une raison politique. »
 
Ces explications n’ont pas convaincu dans les rangs, par ailleurs conservateurs, du parti de Nigel Farage : « Ce choix marque un triste jour pour la diversité et la liberté », avait alors regretté le parti, reprenant des éléments de langage LGBT, précisant que plusieurs des membres du parti nationaliste sont eux-mêmes des militants LGBT.
 
Il est vrai que Nigel Farage lui-même est revenu sur ses positions d’abord opposées au « mariage » homosexuel, se couchant lui aussi devant les lobbies homosexualistes.
 
Mais il est plus incompréhensible encore que l’UKIP ait demandé à participer à un tel événement.
 
La droite est décidément partout et systématiquement trahie. Est-ce pour avoir son « ticket d’entrée » dans la vie politique des pays dits « avancés » ?
 

Béatrice Romée