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L’avortement comme justification du droit d’asile : l’Australie autorise l’entrée sur son territoire d’une clandestine violée

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Une jeune femme somalienne candidate à l’immigration clandestine, détenue dans l’île de Nauru, à 3.300 kilomètres du continent, vient d’obtenir son droit d’entrée en Australie pour y subir un avortement. La jeune femme, 23 ans, enceinte de quelque quatorze semaines, a été accueillie sur le territoire australien dimanche après en avoir appelé directement au nouveau Premier ministre d’Australie, Malcolm Turnbull. Elle affirmait avoir été violée dans le centre de détention pour migrants clandestins géré pour le compte du gouvernement australien, où elle était retenue. Il faut bien comprendre la portée de cette autorisation – fût-elle temporaire : elle fait de l’accès à l’avortement une justification du droit d’asile.
 
Pourtant aucun traité international, aucune déclaration de droits dûment ratifiée ne considère l’avortement comme un « droit de l’homme ». Les agences onusiennes ont beau tenter d’imposer cette interprétation de la Charte universelle des droits de l’homme, en prônant l’accès à l’avortement « sûr et légal », rien ne le justifie et de nombreux pays s’opposent avec force à cette interprétation abusive.
 

L’Australie considère l’avortement comme une justification d’entrée sur son territoire

 
En relâchant sa politique extrêmement rigoureuse face aux vagues de migrants pour ce motif précis, l’Australie lui donne un peu plus de poids.
 
L’avortement est permis dans certaines circonstances à Nauru (danger pour la vie ou la santé physique de la mère, danger pour sa « santé mentale ») mais non pour viol.
 
C’est bien pour répondre à cette circonstance précise de viol alléguée par la jeune femme – aidée en cela par une batterie d’avocats et de mobilisation médiatique internationale – que la Somalienne a été accueillie, sans que l’on sache si son « droit d’asile » sera prolongé au-delà de la réalisation de cet avortement tardif. L’un de ses avocats, George Newhouse, a indiqué que cela était entre les mains du gouvernement : « Nous nous efforçons avant tout de lui obtenir l’aide médicale appropriée dont elle a besoin. »
 

Une clandestine violée fait avancer le « droit d’asile » pour avortement

 
La question de savoir si la jeune Somalienne a été effectivement violée a-t-elle été éclaircie ? Cela reste, semble-t-il, à déterminer.
 
Une autre accusation de viol lancée de manière dramatique contre des hommes autochtones de Naura par une Somalienne de 26 ans, fin septembre, a elle aussi ému la presse internationale, mais la police de l’île vient de déclarer qu’au terme de son enquête, il n’y a pas de preuve de ce crime. Elle assure notamment n’avoir pas été en mesure de trouver la « caverne » où la femme disait s’être réfugiée.
 
Pour revenir à celle dont les accusations ont été prises au sérieux par le gouvernement australien, on se dit que l’enfant qu’elle porte n’aura eu de droit d’asile nul part. Pas même dans le sein de sa mère.
 

Anne Dolhein