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Xi Jinping, président de la Chine, plaide pour une économie mondiale ouverte et les Objectifs du développement durable de l’ONU

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Lors de la première session du sommet du G20 à Antalya, le président chinois Xi Jinping a proposé que le monde s’engage dans une stratégie macroéconomique globale renforcée en vue de maintenir la croissance. Dans la logique des traités de libre échange du Pacifique et de l’Atlantique, la Chine communiste veut promouvoir « le développement impulsé par l’innovation » et la mise en place d’une économie mondiale ouverte. Et pour mieux indiquer à quel point la Chine s’inscrit dans la logique mondialiste, Xi a précisé qu’il faut mettre en œuvre le « Programme de développement durable à l’horizon 2030 » de l’ONU et ses objectifs.
 
Promouvoir la croissance et le développement ? Ce sont des mots réflexes, évidemment : presque obligatoires dans le contexte. Les voir brandis par le président de la Chine en proie à un ralentissement inquiétant, à une crise démographique et de vieillissement, et qui doit une belle part de sa montée dans l’échelle de l’économie mondiale à une politique d’exploitation esclavagiste que ses partenaires des pays riches ont favorisée en la laissant devenir « l’atelier du monde » a quelque chose de surréaliste.
 
A ceci près que justement, la redistribution des cartes économiques s’est faite de manière délibérée, et en sachant tout cela.
 

Xi Jinping veut une économie mondiale ouverte ; il est bien aligné sur le G20 et sa « gouvernance économique globale »

 
Xi Jingping a affirmé que « la crise actuelle est bien plus complexe que n’importe laquelle des crise qui l’ont précédée, et on ne peut pas y remédier en un jour ». A chaque pays de gérer sa situation économique domestique, a-t-il martelé. Mais sans protection nationale, sans ériger de défense face à une concurrence des pays prêts à tout pour assurer leur domination !
 
La coopération mondiale qu’il appelle de ses vœux repose sur quatre propositions. D’abord : renforcer la communication et la coordination des politiques macroéconomiques – il s’agit bien de mener tout cela au niveau supranational. Deuxièmement : promouvoir les réformes et l’innovation pour améliorer le potentiel de croissance – mais lesquelles ? Troisièmement : construire une économie mondiale ouverte pour favoriser la vigueur du commerce et des investissements internationaux. Il est vrai que la Chine multiplie les prises de participations et les offres de rachat ces derniers temps, en France notamment… Et pour finir, la mise en œuvre du Programme de l’ONU pour le Développement durable. L’un des plus gros pollueurs mondiaux se drape ainsi de vertu en promouvant une politique qui peut lui rapporter sur le plan idéologique, avec la mise en place d’un forme de socialisme du climat en même temps que la création de marchés gigantesques et captifs de l’énergie « renouvelable » et autres programmes de remplacement massif et « éco-responsable » de voitures, de fenêtres, d’appareils ménagers…
 

La Chine se proclame moteur de l’économie mondiale et fait la promotion des Objectifs du développement durable de l’ONU

 
Xi Jinping s’est fait confiant sur l’état de l’économie de son pays : la Chine a porté la croissance en des temps difficiles, a-t-il souligné, puisqu’elle représente 50 % de la croissance mondiale de 2009 à 2011. A quelque 7 % cette année, elle contribue encore à hauteur de 30 % à la croissance mondiale et doit donc être considérée comme un « moteur économique mondial majeur ».
 
Il a profité de l’occasion pour rappeler que la Chine « apprécie » les analyses du FMI et espère bien voir l’entrée du yuan (ou renmimbi, RMB) dans le panier des monnaies de l’organisme qu’ont proposée ses stratèges permettra de renforcer la stabilité financière globale.
 
Ce faisant Xi Jinping n’a fait que dire la même chose que les autres leaders présents au sommet : à la fin de cette première session du G20 tous ont recommandé une surveillance financière internationale améliorée et l’intégration des pays en voie de développement dans le cadre de la « gouvernance économique globale ». C’est on ne peut plus clair.
 

Anne Dolhein