Donald Trump, cible des partisans du contrôle de la population :
on nous fait peur avec le Nigéria

Donald Trump contrôle population Nigéria
 
Le quotidien britannique de gauche The Guardian a mis en ligne dimanche un article dénonçant l’arrêt des subventions des Etats-Unis aux ONG d’aide internationale qui subventionnent l’avortement. La journaliste Ruth Maclean, en reportage au Nigéria, nous y apprend qu’un homme, un seul, est responsable des malheurs de nombreuses femmes de ce pays, et pourrait bien porter la responsabilité d’une croissance accélérée de sa population : elle a nommé Donald Trump. Pourquoi ? Parce que la diminution des subventions frappe de plein fouet la distribution des contraceptifs dont la pénurie commence à se faire sentir.
 
Tout l’article est à la gloire des programmes de « santé reproductive ». La journaliste raconte, émue, comment les femmes de Maiduguri obtiennent des implants contraceptifs qui les « protègent » de la grossesse pendant quatre ans. Elle met en évidence l’altruisme des sages-femmes qui distribuent pilules et piqûres au risque d’avoir elles-mêmes moins de travail en raison de la diminution du nombre de parturientes. Les femmes sous contraception, insiste Ruth Maclean, ont plus de liberté. Moins de bouches à nourrir. Qu’elles aient fui les attaques de Boko Haram – le Nigéria compte de nombreux camps de réfugiés – ou que leurs maris soient réticents à l’égard des méthodes « modernes », elles auraient donc besoin de cette « aide » de l’Occident qui a tout intérêt à la donner alors que certaines grosses villes du Nigéria connaissent un doublement du nombre de leurs habitants du fait de l’afflux de réfugiés.
 

Donald Trump compromet le contrôle de la population au Nigeria

 
Bien sûr, The Guardian insiste pour dire que les organismes d’aide internationale frappés de plein fouet par la « politique de Mexico City » – qui interdit la subvention à l’avortement – remise à l’honneur par l’administration Trump, n’ont absolument rien à voir avec l’avortement. Ou plus exactement, la journaliste souligne que les deux cliniques dont elle annonce la fermeture prochaine, faute de contraceptifs, n’en pratiquent pas. Les deux sont largement subventionnés par l’agence onusienne pour la population, FNUAP, dont les Etats-Unis étaient l’un des principaux bailleurs de fonds, et qui aujourd’hui n’arrive plus à fournir.
 
La FNUAP assure ne participer directement à aucun programme d’avortement, mais on connaît de nombreuses instances de promotion du droit à l’avortement « sûr et légal » de la part de cette agence – et pour ce qui est de la Chine, elle travaille main dans la main avec la Commission nationale du planning familial bien que celle-ci continue de recourir aux avortements forcés et aux stérilisations forcées, dans le cadre du programme de contrôle de la population par les autorités communistes.
 
L’article du Guardian joue délibérément sur les peurs de l’Occident à l’égard de l’augmentation de la population dans les pays d’Afrique. On y apprend les effets « inquiétants » de la décision de Trump à coups de graphiques et d’annonces : « La population croît tellement vite que le Nigéria devrait dépasser les Etats-Unis pour devenir le troisième pays le plus peuplé au monde d’ici à 2050, une dynamique démographique qui aurait des conséquences énormes sur la migration, la stabilité sociale – et même le terrorisme », écrit la journaliste.
 

La pénurie de contraceptifs au Nigéria dénoncée par la fondation Bill Gates

 
Elle souligne que l’octroi de fonds à la fondation Marie Stopes International pour trois années supplémentaires aurait permis à cette ONG d’éviter près de 2 millions de grossesses non désirées et 10.000 morts maternelles au Nigéria, en proclamant que son travail a déjà permis d’éviter 240.000 avortements clandestins dangereux l’an dernier, en permettant aux femmes du Nigéria de contrôler leur fertilité. Mais Marie Stopes International se trouve être surtout l’un des plus gros pourvoyeurs mondiaux d’avortements, tuant les enfants à naître par centaines de milliers.
 
Tout cela ne pose évidemment pas la question des effets secondaires des contraceptifs hormonaux, de la moralité du recours à ces méthodes de blocage de la fécondité, et encore moins du racisme sous-jacent des annonces effrayantes sur la croissance de certaines populations. Tout l’article – mais c’est devenu la norme – fait croire que la contraception « artificielle » est la seule réponse.
 
Il faut le préciser : en début d’article, on peut lire que ce « contenu » a été réalisé grâce au « soutien » de la Bill & Melinda Gates Foundation. En clair : l’organisation philanthropique de l’un des hommes les plus riches de la planète a contribué à financer le travail du journaliste et la publication de l’article, sous la forme d’une aide à un travail réalisé de manière « indépendante » par le journal et qui exprime pleinement sa ligne éditoriale, précisent cependant les mises au point de la rédaction.
 
La bataille de la culture de mort est aussi une bataille des médias.
 

Jeanne Smits