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Retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris : l’hypocrisie des tenants du changement climatique

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Dans un papier pour le Daily Journal, Stephen Moore, conseiller de Donald Trump pour les questions économiques, s’en prend à l’hypocrisie des dirigeants européens et chinois quand ils accusent les Etats-Unis d’abandonner délibérément leur leadership mondial après le retrait américain de l’Accord de Paris. « Les dirigeants moralisateurs des nations asiatiques et européennes ont promis de continuer sans ralentir et en se passant des Etats-Unis sur la voie des énergies propres, eh bien, allez-y ! », se moque le conseiller du président américain.
 
Mais il y a comme une sensation de déjà-vu, poursuit-il, car les Européens ont déjà fait le coup avec le Protocole de Kyoto en 2005, rejeté à juste titre par les Etats-Unis. L’« Eurolande » avait promis une transition massive vers les énergies vertes : cela a été un fiasco. Aucun pays européen n’a même seulement approché les objectifs fixés. Ces hypocrites du changement climatique recommencent avec l’Accord de Paris, mais puisqu’ils avaient violé l’accord précédent, pourquoi les prendre au sérieux aujourd’hui, interroge Stephen Moore.
 

Les émissions de la Chine et l’Inde augmentent, celles des États-Unis diminuent

 
Et de souligner que les Chinois, Indiens et Européens qui défendent aujourd’hui l’Accord de Paris sont bien mal placés pour faire la morale aux Américains. Car même si les Etats-Unis d’Amérique ne s’y étaient pas engagés, ils ont davantage réduit leurs émissions de CO2 que certains des signataires européens du Protocole de Kyoto, et la consommation d’énergie par rapport au PIB américain diminue d’année en année. Les chiffres donnent en effet raison au conseiller de Donald Trump, y compris en termes de millions de tonnes de CO2 rejetés chaque année dans l’atmosphère par la consommation d’énergie, puisque les émissions américaines sont passées, tous secteurs confondus, de près de 6.000 millions de tonnes de CO2 en 2005 à 5.250 millions de tonnes en 2015. La Chine, avec un PIB nettement inférieur , en émet le double et ses émissions de CO2 ont, elles, nettement augmenté sur la période 2005-2015.
 
En outre, rappelle Stephen Moore, la Chine et l’Inde ont annoncé d’importants programmes de construction de centrales électriques au charbon.
 

L’Accord de Paris révèle toute l’hypocrisie du dossier du changement climatique

 
Les Etats-Unis ont pour 200 ans de réserves de gaz de schiste, qui est un combustible propre, et pour 500 ans de réserves de charbon. Pourquoi donc, demande Moore, renoncer à ces énormes richesses rendues toujours plus accessibles et plus propres par les évolutions technologiques ? La décision courageuse de Donald Trump permettra à l’Amérique d’être la superpuissance mondiale du secteur de l’énergie et elle est dans l’intérêt des travailleurs américains, conclut le conseiller du président américain.
 

Olivier Bault