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Petite fille chrétienne placée chez des musulmans à Londres : le conseil municipal riposte, mais on en apprend sur les imams…

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Le conseil municipal de Tower Hamlets dans l’est de Londres a vivement réagi à l’affaire médiatique autour du cas d’une petite fille dont la mère s’est plainte de ce qu’elle ait été placée dans une famille musulmane, parlant à peine anglais, où l’épouse porte le niqab et où les pâtes carbonara sont interdites – tout comme la petite chaîne ornée d’un crucifix qui aurait été arrachée à la fillette. Sans tout dévoiler de l’affaire, s’agissant d’une mineure, le conseil soutient que tout se passait bien et qu’il a toujours eu les intérêts de l’enfant comme première préoccupation. Il persiste dans son rêve multiculturel, soutenu en cela par la presse de gauche, Guardian en tête. Mais le Telegraph de Londres propose un éclairage intéressant à propos des imams qui encouragent les familles islamiques à se faire agréer comme famille d’accueil.
 
Derniers développements de cette affaire : l’enfant, cinq ans, devra être placée de manière définitive chez sa grand-mère qui est en instance de retour dans son pays : il s’agit, selon les autorités, d’une famille d’origine musulmane mais non pratiquante. La décision du juge des affaires familiales, rendue mercredi, a permis d’en savoir un peu plus, mais sans doute pas tout. Le juge, soit dit en passant, s’appelle Khatun Sapnara, et elle est elle-même musulmane.
 

La petite fille chrétienne placée chez des musulmans ira (enfin) chez sa grand-mère

 
La mère de l’enfant, qui était désireuse de voir approuver ce placement, affirme pour sa part que sa famille est de lignée chrétienne ; c’est elle qui avait demandé que la grand-mère puisse être désignée pour s’occuper de sa fillette alors qu’elle-même semble avoir des difficultés liées à l’alcool, la drogue et la prostitution. Le conseil de Tower Hamlets a tardé à prendre la décision de désigner la grand-mère comme gardienne spéciale parce qu’il fallait d’abord examiner sa personnalité et son dossier, tant il est vrai que les affaires familiales ne sont plus : c’est le pouvoir qui décide.
 
Toujours selon le conseil, le gardien désigné par le juge des affaires familiales s’était inquiété de savoir si la fillette était heureuse et bien soignée ; au cours des péripéties judiciaires, le tribunal avait demandé et obtenu de la municipalité un document affirmant la conformité culturelle du placement auprès de deux familles musulmanes successives. C’est en effet depuis mars que la petite fille a été séparée de sa maman qui n’a cessé de se plaindre de ce que les familles musulmanes aient été choisies : la première famille d’accueil s’en est occupée plusieurs mois avant qu’elle ne soit déplacée vers une seconde du fait des congés de la famille d’origine. Ballottée, donc d’un foyer à l’autre… Alors que la municipalité de Tower Hamlets affirme n’avoir pas eu à disposition une famille chrétienne où la placer.
 

D’un conseil municipal à l’autre, à Londres on fait dans le multiculturel

 
Ce qui semble surtout ennuyer tout le monde, c’est l’intérêt des mouvements dits d’extrême droite pour l’affaire : les musulmans sont furieux d’être montrés du doigt, les antiracistes ordinaires en veulent à la presse, et Tower Hamlets estime avoir été parfaitement dans les clous depuis le début. La municipalité affirme que la famille d’accueil, de « race mélangée », parlait anglais et que de toute façon c’était une mesure temporaire. On crie à la diabolisation des étrangers. On regrette que les musulmans puissent être découragés de se proposer comme famille d’accueil – un emploi rémunéré par les services sociaux, précisons-le.
 
Pour la fillette, il semble que tout doive bien se terminer, mais en revanche, le conseiller officiel du gouvernement britannique sur les familles d’accueil, Sir Martin Narey, a saisi l’occasion pour déclarer qu’il serait injuste d’empêcher des familles d’accueil de s’occuper d’enfants pour une simple raison de différence d’ethnie ou de religion. Il entend publier d’ici à la fin de l’année un rapport sur les familles d’accueil qui, au contraire des règles en vigueur, fera de l’ethnie et de la religion des foyers choisis un point secondaire. « La couleur de peau et la religion n’ont pas d’importance en 2017 », a-t-il dit dans un entretien avec le Telegraph.
 

Un imam extrémiste pour encourager les familles musulmanes à devenir foyer d’accueil

 
Quelques doutes sont quand même permis quant à la manière dont certains conseils municipaux choisissent les familles d’accueil. Tower Hamlets assure que dans ce quartier très bigarré de Londres, toutes les communautés s’y entendent à merveille. Mais le même quotidien publiait mardi un article sur un imam extrémiste qui a participé au recrutement de familles d’accueil musulmanes dans le cadre d’une initiative du conseil de Lewisham visant à trouver davantage de musulmans prêts à s’engager dans cette activité.
 
La Haute cour de Londres venait de le débouter d’une plainte en diffamation à l’encontre de la BBC qui avait qualifié l’imam Shakeel Begg d’extrémiste islamique habitués des prêches violents.
 
La municipalité de Lewisham assure ne pas avoir été au courant et n’avoir pas su d’ailleurs qui avait présidé à la mosquée la réunion sur l’accueil d’enfants sous surveillance des pouvoirs publics locaux.
 

Anne Dolhein