Un quart des jeunes femmes au Royaume-Uni avouent une expérience homosexuelle

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D’après une étude du Nastal (National Survey of Sexual Attitude and Lifestyles) publiée dans la revue The Lancet, le nombre de femmes britanniques ayant eu une expérience homosexuelle au cours de leur vie a été multiplié par quatre en l’espace de 20 ans.


 
Davantage de jeunes femmes hétérosexuelles ont des « expériences » homosexuelles et le nombre de celles qui pensent que le genre n’est pas « fixé » est en augmentation, selon un sondage britannique. Un quart des jeunes femmes de 18 à 24 ans reconnaissent une liaison lesbienne occasionnelle et un tiers avouent avoir été attirées par quelqu’un du même sexe. Seul un tiers des femmes de cette tranche d’âge – qu’on les appelle les « Pionnières », la « nouvelle génération de la fluidité sexuelle » – pensent que le mariage est fait pour elles, et pas moins de 45 % envisagerait d’avoir un bébé sans partenaire.
 

Les jeunes femmes attirées par l’idée de « fluidité de genre »

 
2.000 femmes ont été interrogées sur le sujet par le magazine Grazia et par Onepoll. Les résultats indiquent que des expériences négatives comme le fait de se sentir désavantagées au travail en a encouragé beaucoup à rejeter les idées traditionnelles de la féminité. L’idée de « fluidité de genre » aurait été davantage mise en avant par des personnalités « trans-femmes » connues, comme l’animatrice de TV Caitlyn Jenner (ex-Bruce Jenner, champion du monde de décathlon) ou l’actrice Laverne Cox.
 

Un lavage de cerveau LGBT qui finit par modifier la société

 
Dans la tranche d’âge des 25-34 ans, surnommée « les Professeurs » plus d’une sur dix reconnaissent qu’elles éviteraient la couleur rose pour leur fille, un quart d’entre elles estimant que le « genre » les a freinées dans leur carrière. La majorité des « Professeurs », sont mariées ou vivent avec leur partenaire et se disent déterminées à élever leurs enfants dans un monde « différent », en incorporant des aspects de la « neutralité de genre » dans l’éducation qu’elles leur donneront. Elles donneraient à leur enfant à la fois des jouets pour garçon et pour fille et lui liraient des histoires « non-stéréotypées ». Pourtant, sept femmes sur dix reconnaissent qu’elles font plus de tâches ménagères que leur conjoint.
 
Le troisième groupe, les « Exploratrices », de 35 à 44 ans, estime que la société accepte mieux la fluidité de genre aujourd’hui qu’hier.
 

Sexualité « expérimentale » et homosexuelle

 
Sur l’ensemble des femmes, 20 % reconnaît pratiquer une sexualité « expérimentale » ; un quart disent qu’elles souhaiteraient s’y livrer davantage. Les deux-tiers pensent être plus ouvertes que leurs parents à ce sujet et un quart ont déjà acheté un objet ou un vêtement masculin pour elles-mêmes. Huit sur dix disent s’habiller pour elles-mêmes plutôt que pour les hommes.
 
Selon Grazia, les Pionnières ont grandi lors de la réémergence du féminisme et la légalisation du mariage gay et rejettent les « définitions étroites » respectées par les générations précédentes.
 

La promotion LGBT n’est pas sans conséquences sur les valeurs fondamentales

 
Le Dr Thom O’Neill, qui travaille en Ecosse et a un programme Youtube sur la sexualité et les questions LGBT, considère que tout cela est « encourageant », car cette banalisation aiderait les jeunes LGBT à se sentir mieux acceptés et contribuerait donc à réduire leur détresse psychologique… Sans se demander si, en retour, la promotion de ces nouvelles « valeurs » qui dynamitent les valeurs familiales fondamentales et la complémentarité des sexes n’entraînent pas d’autres souffrances, encore plus graves, au sein de la société.
 

Patrick Neuville