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Orban harcelé, la Hongrie menacée de sanctions : l’Union européenne, bras armé de l’immigrationniste et multiculturaliste Soros

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Union européenne ou prison européenne ? Mercredi, l’UE a accéléré son action en « justice » contre la Hongrie qui a osé réprimer des associations soutenues depuis l’étranger, répression accusée de viser le milliardaire multiculturaliste et immigrationniste forcené hongro-américain George Soros. La Commission européenne a engagé la seconde étape de sa procédure de mise en accusation, en référence à sa loi sur les organisations non-gouvernementales, sous le prétexte que la réponse de Budapest à sa première interpellation, émise en juillet, était insuffisante. Cette menace de sanctions illustre le durcissement de l’attitude de l’UE face au gouvernement du Premier ministre hongrois Viktor Orban mais aussi face à ses alliés de droite au pouvoir en Pologne, tant au sujet des règles démocratiques que des questions migratoires.
 

La Hongrie de Viktor Orban a un mois pour modifier sa loi sur les associations

 
« Après avoir soigneusement analysé les explications fournies par la Hongrie, la Commission européenne conclut que ses sérieuses inquiétudes n’ont pas reçu de réponse », a fait savoir l’organe de gouvernement supranational européen. La Hongrie a désormais un mois pour « obtempérer » sous peine d’être déférée devant la « cour suprême » de l’Union, la Cour européenne de Justice. Cette dernière est susceptible d’imposer de graves pénalités financières.
 
L’annonce a suscité des réactions indignées en Hongrie. « Bruxelles défend les intérêts des organisations de Soros avec tout ce que cela signifie », a réagi le parti d’Orban, le Fidesz. Le Premier ministre Viktor Orban, qui s’est toujours opposé à une immigration incontrôlée façon Angela Merkel, met en cause régulièrement George Soros, né en Hongrie, le désignant comme un « ennemi public » en raison de ses positions furieusement immigrationnistes et de son « programme socialisant ». En juin, la Hongrie a adopté une loi visant à obliger les associations recevant plus de 24.000 euros par ans de subventions étrangères de s’enregistrer au titre « d’organisations financées par l’étranger », sous peine de dissolution. « Discriminatoire ! », a glapi la Commission européenne.
 

L’Union européenne attaque aussi Orban pour sa loi visant l’Université européenne centrale de Budapest financée par Soros

 
La Commission a par ailleurs annoncé qu’elle engageait une action distincte contre une loi hongroise sur l’éducation susceptible d’entraîner la fermeture d’une université financée par George Soros. La Commission a donné deux semaines à Budapest pour clarifier sa position sous peine d’être, là encore, traînée en justice. Fondée en 1991 pour porter les valeurs « démocratiques » après la chute de la dictature communiste, la prestigieuse Université centrale européenne de Budapest est depuis longtemps considérée comme un bastion gauchiste hostile par le gouvernement de droite d’Orban. La loi votée en avril exige désormais des universités étrangères qu’elles possèdent un campus dans leur pays d’origine, condition que ne remplit pas l’Université centrale européenne de Budapest alors qu’elle est enregistrée aux Etats-Unis.
 
L’Université a toutefois fait savoir qu’un accord pourrait bientôt être trouvé avec le gouvernement hongrois.
 

La Hongrie, la Pologne, la Tchéquie contre la politique immigrationniste de l’UE : l’hypothèse d’une division Est-Ouest

 
Cette tension entre le gouvernement technocratique, globaliste, multiculturaliste et non-élu de l’Union européenne et les pays d’Europe de l’Est atteint un tel degré que l’hypothèse d’une division Est-Ouest de l’UE commence à être évoquée. En Pologne, le gouvernement conservateur est visé par Bruxelles en raison de sa réforme de la justice qui, selon les eurocrates, constitue « une menace systémique » pour l’état de droit. L’Union européenne a fait savoir qu’elle pourrait à ce sujet dégainer « l’option nucléaire » en gelant les droits de vote de la Pologne aux conseils européens. Mais en solidarité avec Varsovie, le Hongrois Viktor Orban a répliqué que son pays, dans ce cas, ferait valoir son droit de veto. La Pologne refuse aussi de se plier à une injonction de la Cour de justice européenne en acceptant l’exploitation d’une forêt primaire.
 
La Hongrie, la Pologne et la Tchéquie sont par ailleurs poursuivies par l’UE pour leur refus d’accepter des « réfugiés » – en fait pour la plupart des migrants illégaux à motivation économique – à hauteur de ce que prétend leur imposer le programme européen de quotas. L’Europe de l’Est garde un souvenir tragique des guerres d’invasion et des occupations musulmanes menées par l’Empire ottoman. Elle conserve en son sein (Bulgarie, Grèce, Roumanie) et à ses portes (Bosnie, Kovoso, Albanie) des populations musulmanes historiques qui ne demandent qu’à relancer leurs revendications territoriales et religieuses.
 

Matthieu Lenoir