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Le Rosaire aux frontières organisé
le 7 octobre en Pologne a rassemblé un très grand nombre de catholiques

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Il est très difficile de dire si l’objectif des organisateurs de la fondation Solo Dios Basta a été atteint ou largement dépassé en termes de nombre de participants. Le but était de rassembler un million de catholiques pour une grande prière du rosaire aux frontières de la Pologne pour la fête de Notre-Dame du Rosaire le 7 octobre. Outre les 320 églises participantes dans les 22 diocèses le long des 3.500 kilomètres de frontières, les fidèles se sont rassemblés à partir de 14 heures pour réciter les quatre parties du chapelet dans leur paroisse, sur les plages de la mer Baltique, sur les bateaux de pêche, sur les sommets des Tatras, sur des kayaks naviguant sur les rivières frontalières, et encore dans les maisons, les hôpitaux et ailleurs grâce à la retransmission en direct de cette prière nationale du rosaire sur la radio catholique Radio Maryja.
 

Une réponse aux appels de la Sainte Vierge pour sauver le monde

 
Le Rosaire aux frontières se voulait une réponse à l’appel de Marie à Gietrzwald, pour le 140e anniversaire de cette unique apparition mariale reconnue en Pologne où Marie demanda de faire pénitence et de réciter quotidiennement le rosaire, et aussi à l’appel de Marie à Fatima, pour le 100e anniversaire des célèbres apparitions où la Sainte Vierge recommanda la prière du rosaire pour sauver le monde et rétablir la paix. Les organisateurs le soulignaient dans leur tract distribué aux participants : cette prière nationale n’était que la première édition d’une prière qui sera répétée chaque premier samedi du mois, et à laquelle il est important de participer encore aux moins quatre fois consécutives.
 

Le Rosaire aux frontières comme expression de la foi et de l’espoir des catholiques en Pologne

 
C’est l’archevêque de Cracovie, Mgr Marek Jędraszewski, qui a inauguré le Rosaire aux frontières des Polonais en priant avec un groupe d’enfants à Ludźmierz, non loin de la Slovaquie. Les participants étaient de toutes origines sociales. Le voïvode de Lublin, l’équivalent d’un préfet, priait par exemple à Dorohusk, à proximité de la frontière ukrainienne. Dans un entretien avec le quotidien catholique Nasz Dziennik (qui appartient, comme Radio Maryja, aux pères rédemptoristes), il explique le but de sa prière, apportant un démenti à certains commentaires défavorables, alors que les médias libéraux-libertaires et progressistes en Pologne et ailleurs ont violemment critiqué cette initiative :
 
« Nous voyons tous ce qui se passe en Europe occidentale. Le processus d’islamisation s’intensifie ces dernières années, ce qui représente une menace mortelle pour l’Europe, d’où l’importance de la prière de la nation polonaise à l’intention de la Pologne, mais aussi à l’intention des autres nations. Certains ont dit craindre que nous nous soyons rendus aux frontières pour les fermer. Il n’y a rien de plus faux : nous y sommes allés pour protéger les frontières contre les dangers qui guettent notre nation, pas contre les gens. Nous sommes toujours ouverts aux gens de bonne volonté. Le processus d’islamisation de l’Europe occidentale n’aurait pas été possible sans la déchristianisation de l’Europe. Nous ne perdurerons pas si nous ne construisons pas l’avenir sur des valeurs chrétiennes, ce qu’a souligné samedi dans son homélie Mgr Marek Jędraszewski. C’est aussi pour cela que nous avons prié aux frontières, pour nous rappeler à nous-mêmes qu’il faut tenir bon dans la foi de nos pères. […] La prière de samedi, c’est l’expression de la foi et de l’espoir des catholiques en Pologne. »
 

Le Rosaire aux frontières était un événement spirituel, et non pas politique comme ont voulu le faire croire certains médias

 
Mais attention, précise également dans Nasz Dziennik Lech Dokowicz de la fondation Solo Dios Basta, le Rosaire aux frontières était une prière pour le salut des âmes et pour la paix du monde, et non pas une manifestation politique, contrairement à ce que prétendaient certains médias : « Les Polonais priaient aux frontières avec des Allemands, des Ukrainiens, des Tchèques, des Slovaques. Nombre de citoyens de ces pays ont reçu l’information sur le Rosaire aux frontières comme une invitation à prier ensemble. Même les médias russes ont dit que la prière qui se déroulait en Pologne était aussi pour les Russes. En dépit des représentations mensongères et agressives [dans certains médias] du Rosaire aux frontières, la réalité a montré que c’était un grand événement spirituel. »
 

Olivier Bault