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Les « villes intelligentes », capables d’une surveillance totale, menacent la liberté et la vie privée

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Orwell était loin d’imaginer à quel point la réalité finirait par dépasser sa fiction… Les villes « intelligentes » du futur, conçues dès aujourd’hui pour être construites ou adaptées partout dans le monde, observeront tous les faits et gestes de leurs habitants, pour leur plus grand bien et leur sécurité, naturellement. Capables de tout surveiller, elles menacent la liberté et la vie privée encore plus qu’elles ne le font aujourd’hui.
 
Et le danger est bien réel : dans la lignée d’Agenda 21, Ban Ki-moon réclame « une meilleure planification urbaine, plus équitable », « de nouvelles idées pour des villes intelligentes partout dans le monde » pour parvenir à une « urbanisation durable ». Barack Obama a récemment promis 4 milliards de dollars à l’Inde pour développer ses infrastructures, dont deux consacrés aux villes intelligentes. Cent villes indiennes deviendront « intelligentes ».
 
A moins que l’humanité ne se révolte très rapidement et refuse catégoriquement la mise en place de cet espionnage ultra-performant, les gouvernements sauront bientôt tout à propos de tout le monde – et probablement plus que les individus n’en savent sur eux-mêmes !
 
La mise en place de ces villes « intelligentes » où la surveillance sera totale coûtera évidemment des milliards de dollars … aux contribuables surveillés.
 

Des villes intelligentes truffées de capteurs et de caméras, capables d’une surveillance orwellienne

 
Mais le coût de la perte de vie privée et de liberté sera bien plus important encore.
 
En l’absence de réactions hostiles, le concept de « villes intelligentes » continue à se développer et les progrès technologiques permettront prochainement sa concrétisation.
 
Alors qu’il discutait d’un projet de ville intelligente en Corée du Sud, Frederic Ojardias, doctorant de l’Université nationale de Séoul a expliqué que le concept est simple : « A tous les carrefours, la ville est remplie de capteurs et de caméras (contrôlant la température, la circulation, l’électricité) interconnectés et reliés à un “cerveau” central qui compile toutes ces informations en temps réel pour optimiser la gestion de la ville, minute par minute. »
 
D’après le très célèbre Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), les « villes intelligentes » relient technologie, gouvernement et société pour parvenir à une économie, un environnement, une gouvernance et un mode de vie intelligents, et plus encore.
 

Des villes intelligentes déjà conçues partout dans le monde, au prix de la liberté des citoyens

 
Les villes intelligentes  associent un grand nombre de technologies : « La lumière intelligente (qui régule son intensité en ville en fonction du nombre de passant), le contrôle de construction de bâtiments intelligent, les recharges sans fil pour les voitures, la reconnaissance faciale, les éoliennes, les bâtiments intelligents, un environnement conscient de lui-même et connecté »…
 
Et ce n’est que le début de la réflexion : de nouvelles technologies toujours plus performantes viendront compléter ces villes intelligentes pour améliorer la vie de leurs habitants… et accessoirement les priver de toute liberté ou vie privée.
 
En juin dernier, un partenariat a été créé entre Bordeaux, la ville d’Alain Juppé, membre du groupe de Bilderberg, et la ville israélienne d’Ashdod pour améliorer les capteurs, en placer dans les feux rouges et contrôler la pollution. L’idée est donc déjà bien mise en application.
 
Amsterdam, Barcelone, Stockholm ou Bordeaux se transforment en villes intelligentes. En Corée du Sud ou aux Emirats arabes unis, on les dessine et les construit ex nihilo… Mais le but est le même, et le projet mondial.
 

Grâce à la reconnaissance faciale, les villes intelligentes pourraient mettre un terme à la vie privée

 
Lors du dernier Forum économique de Davos, l’ancien candidat à la présidence américaine Al Gore et l’ancien président Mexicain Felipe Calderón ont réclamé que toutes les villes du monde deviennent peu à peu « intelligentes », pour le modeste coût initial de 90.000 milliards… Aux termes de leur projet, défendu par le biais écologique, les habitants des villes intelligentes n’auraient plus le droit d’utiliser de transports personnels, remplacés par la marche ou les transports en commun. Les délinquants seraient aisément reconnus par les caméras dotées de systèmes de reconnaissance faciale. A l’heure où tous postent des dizaines de photos sur Internet, les performances de ces systèmes s’amélioreront très rapidement.
 
Ces villes « intelligentes » pourraient évidemment ne pas devenir « orwelliennes » et simplement faciliter la vie de leurs habitants. Mais il est difficile de croire que la surveillance déjà mise en place par des gouvernements aux ambitions ouvertement totalitaires n’aille pas en s’amplifiant avec les nouvelles technologies.
 
Le mantra maçonnique nous répète que la menace ne vient pas de la technologie elle-même, mais des mains dans lesquelles elle tombe. L’expérience prouve le contraire : les mauvaises mains dans lesquelles elle tombe systématiquement sont également celles qui ont tout fait pour la développer et la mettre en œuvre. Rien n’arrête plus jamais le pouvoir totalitaire des Etats.
 

Béatrice Romée