Le lithium est indispensable à la fabrication des batteries les plus efficaces. Les Etats-Unis en ont importé à eux seuls plus de 4.000 tonnes en 2025, la quasi-totalité de leurs besoins, dans un marché à très forte augmentation dans le monde entier. Les USA n’en produisaient guère depuis bien des années et s’adressaient plutôt à l’Argentine et au Chili, dont le lithium lui parvient via la Chine, qui domine le marché du raffinage de ce métal léger. Coup de théâtre : l’US Geological Survey a annoncé la semaine dernière avoir découvert suffisamment de lithium dans les Appalaches pour remplacer 328 ans d’importations américaines. Plus au nord de cette cordillère, un site entre le Maine et le New Hampshire renfermerait plus d’un million de tonnes de lithium, laissant présager l’autarcie américaine dans ce domaine.
Cette découverte n’est en réalité pas totalement inattendue. Au début des années 1990, les Etats-Unis étaient exportateurs de lithium, s’affichant à la fois comme le plus gros consommateur et le plus gros producteur du minerai. Les dernières mines furent cependant fermées en 1997 : alors que les coûts de production augmentaient en même temps que se multipliaient les normes environnementales, l’importation devenait meilleur marché que la production sur place.
Par décret présidentiel du 14 janvier dernier, Donald Trump a mis en exergue la nécessité non seulement d’exploiter le lithium, mais de le raffiner sur place, aux USA. La récente découverte dans les Appalaches survient au même moment où une mine désaffectée dans la Caroline du Nord, Kings Mountain, a reçu le feu vert pour redémarrer sa production.











