ALERTE : Antoine Léaument perd la tête et nage en plein délire en DIRECT.
« La dernière fois qu’on a chassé les Nazis, c’est aussi grâce à ceux qui sont venus du Maghreb ! »
Quand tu révises l’Histoire à ta sauce pour alimenter le communautarisme. pic.twitter.com/OlnFkHOpY0
— Sir (@SirAfuera) February 25, 2026
Le député de l’Essonne Antoire Léaument porte lunettes, cravate, et s’occupe de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon : il fait partie des intellectuels propres sur eux de LFI, même qu’il a commencé Modem. Cela ne l’empêche pas de partager le style et la pensée de son idole et mentor. Témoin cette sortie où il oppose explicitement les Français aux « six millions d’étrangers » qui sont sur leur sol et affirme que pour « chasser les nazis », rien ne vaut « les gens venus du Maghreb ». Et il évoque dans un geste large le débarquement de Provence en août 1944. Hélas, il s’emmêle un peu les pinceaux avec l’histoire. L’armée d’Afrique fut durant la Seconde Guerre mondiale sous l’Etat français l’objet de toutes les attentions du général Weygand. Renforcée de diverses unités, dont certaines venues de Syrie, elle se divisa en deux pour libérer la France. Dès 1943, sous les ordres du futur maréchal Juin, elle fut tant au Monte Cassino qu’à la percée du Garigliano, l’une des forces principales de la victoire alliée en Italie. Et en 1944, l’autre partie, sous les ordres du futur maréchal de Lattre de Tassigny, patron de l’armée d’armistice, forma le gros du débarquement en Provence. Puis elle accueillit de très forts contingents des FFI (forces françaises de l’intérieur, issues des maquis) : le général Raoul Salan fut chargé d’en faire l’amalgame. Elle libéra la Bourgogne, l’Alsace et vainquit la Wehrmacht en Allemagne. Dans cet ensemble, où figuraient aussi la Légion étrangère et les « tirailleurs sénégalais », les « gens venus du Maghreb » étaient loin d’être seuls, et comptaient une grande part de pieds noirs. Il n’est pas certain que la répartition réelle des effectifs réponde à l’idée qu’Antoine Léaument s’en fait, ni que la personnalité des chefs militaires cités renforce ses préjugés. Mais une chose est sûre : ils ont réussi l’amalgame entre des gens très différents pour unifier et libérer la France. C’est un but que les déclarations de M. Léaument ignorent : il n’était apparemment pas à son programme d’histoire.










