A Saint-Denis, Bally Bagayoko, LFI, a été élu au premier tour des élections municipales. Gilbert Collard a relevé sur X la façon dont l’édile a fait son entrée : « Le nouveau maire de Saint-Denis à son arrivée fait… un bras d’honneur ! C’est le nouveau protocole proctologique ! Il faut s’y faire, ainsi meurt la France ! »
LFI célèbre avec M. Bagayoko une « victoire historique ». Il est certes le premier maire LFI d’une ville de plus de 100.000 habitants. Encore faut-il souligner que sur ces 149.077 habitants exactement, seuls 63.901 sont inscrits sur les listes électorales (soit 42,9 %, une proportion très faible en comparaison avec des villes de population similaire : 65,2 % à Aix-en-Provence, 62,1 à Nîmes, 52,5 % à Clermont-Ferrand ou encore 62,9 % au Mans).
Ajoutons à cela que la participation aux élections à Saint-Denis, de 42,84 %, est bien plus faible que la moyenne nationale, 57,1 %, déjà signalée comme « historiquement faible ».
Bally Bagayoko, qui a obtenu une « victoire historique » à 50,77 %, n’a donc « réuni » les votes que de 21,14 % des inscrits, et ne représente que 9,06 % de la population totale de la ville, ce dernier chiffre devant être modéré par la proportion de mineurs, qui n’ont pas le droit de vote, et qui se situe probablement entre 20 et 25 % ; en écartant 25 %, on obtient un score de 12,08 %.
Reste que le conseil rouge de Saint-Denis est désormais composé de 47 insoumis, de 10 socialistes et de 2 obscurs trotkystes. Ainsi va la nouvelle France.











