Numérique : l’Education nationale, ministère de la propagande

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Contrairement aux apparences, le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray et les quelques hauts fonctionnaires qui posent sur la photo X ne se protègent pas avant le tir d’un coup franc. Ils sont fiers d’avoir concocté une énième réforme de l’Education nationale, en l’espèce une convention avec l’ARCOM, le gendarme des médias dont l’indulgence varie selon les convictions politiques du contrevenant. Il s’agit d’éduquer les jeunes têtes plus ou moins blondes à « l’information et à la citoyenneté numérique » pour mieux comprendre « les flux d’information, développer (leur) esprit critique et adopter des usages numériques responsables ». Qu’est-ce qui se cache derrière ce gargouillis en langue de bois véritable ? Un vrai souci : 42 % des jeunes de 12 à 17 ans passent entre deux et cinq heures par jour sur leur smartphone, et 9 % y passent plus de cinq heures. Et une vraie dérive de l’instruction publique : au lieu d’apprendre à lire, écrire, compter, puis découvrir le monde et penser, le ministère de l’Education nationale a pour premier objet de les formater aux obsessions du système. Dans l’ordre et sans limitation : les sexualités, l’initiation à l’alimentation, la transition énergétique, etc. Il ne s’agit nullement, comme certains le pensent de quelque chose de futile ou inutile : il s’agit de la formation des futurs cadres à l’arc-en-ciel. Un humanisme qui, malgré ses manifestations nouvelles, a un goût de déjà-vu, comme en témoigne le vocabulaire du ministre : « Ensemble, nous agissons pour former des citoyens éclairés, libres et responsables dans le monde numérique. » Eclairés, libres et responsables.